Bulletin municipal, spécial P.O.S. n°35, mai 1976; et divers plans

Les premiers aménagements du "Parc de la Station" et les premières adjudications

Extrait du Plan général du Vésinet
Indiquant le Parc de la Station éxécutés et les lots vendus et mis en vente.
[Adjudication du 10 octobre 1858]

Ce plan, le premier, correspondant à la vente du 10 octobre 1858, joint au cahier de charges remis aux acquéreurs, indique en hachuré les quelques terrains déjà vendus, de gré à gré. Ce sont en particulier les parcelles où Pierre Joseph Olive, architecte de la Compagnie, édifiera ses pemières villas. Pour chacun des 24 lots mis en ventes, coloriés en rose sur le plan, on a fait figurer la surface exacte de la parcelle.
Intitulé "extrait du plan général", ce premier plan ne représente qu'une petite moitié du Parc, celle qui est achevée ou en cours d'achèvement. La légende précise que les voies ouvertes à la circulation sont figurées en jaune. Hormis les routes impériales préexistantes et la route de la Princesse qui dessert le chantier de ce que l'on appelle alors l'Hôtel des Invalides civils, la Compagnie, n'a ouvert que deux kilomètres de voies, celles qui sont représentés sur l'extrait ci-dessous.

Détail (20 x 25 cm)

Parmi les détails remarquables à noter sur ce grand plan (50 x 70 cm), on relève le pont prévu pour franchir la voie ferrée par ce qui n'est pas encore le boulevard de ceinture. Ce pont ne sera pas construtruit.
Les bâtiments de la maison du garde forestier, route de la passerelle où M. Pallu logera son chef de travaux.
Ou encore la "station du Vésinet" où se faisait alors le changement de machine, en rouge sur le plan; aujourd'hui disparu, ce bâtiment occupait semble-t-il presque exactement l'emplacement de la gare du RER.

Société Pallu & Cie
Plan du Vésinet
Indiquant le Parc de la Station exécuté, les lots vendus et mis en vente.
[Adjudications de 1858-1859; série de plusieurs plans]

La topographie est une projection fidèle du projet du Parc dressée par le comte de Choulot en 1858. Les voies terrestres font déjà l'originalité au parc, reprenant l'idée de "ligne courbe" à l'art anglais et aux jardins philosophiques du XVIIIème siècle. Quelques routes droites seulement sont conservées sur les anciens tracés forestiers, les chemins de la chasse royale, les axes partant du rond-point et coupant le parc, et l'avenue de la Princesse ralliant l'asile impérial à la route de St-Germain à Paris.
Cependant, le Grand Lac n'est qu'ébauché, la rivière de la Borde et le lac de Montesson sont encore dans le projet ainsi qu' un long cours d'eau reliant le Lac de Montesson au Lac Supérieur. La plupart des grands axes nord-sud ne sont pas tracés.
Les modifications substantielles à ce tracé n'apparaîtront qu'après la disparition du Comte de Choulot (4 avril 1864).

Michel Nilles , La genèse d'une cité-jardin, Le Vésinet 1857-1866;
mémoire de Maîtrise, Université Paris I, 1989.

Premières adjudications

Les premières parcelles vendues sont en orange (premières adjudications, 1858) et celles à vendre sont en rouge (1859).
La zone violette représente la portion où les aménagements paysagers sont achevés. (Les couleurs ne sont pas d'origine).

Le plan reproduit
est aux archives municipales du Pecq.

Plusieurs versions de ce plan existent et sont conservées dans les archives municipales des communes voisines. Certaines sont à caractère publicitaire et comportent le texte suivant:

Le parcours gratuit sur Ie chemin de fer sera accordé jusqu'au 1er janvier 1862 à tout propriétaire d'une maison ou à son locataire. La partie mise en vente aujourd'hui est entourée de lieux habités. On peut se rendre à pied en un quart d'heure au village du Pecq, où se trouvent l'église et toutes les ressources pour les besoins domestiques. On se rend de même à pied à Saint-Germain en 25 minutes et en 5 par le chemin de fer pour le prix d'un omnibus.
La forêt du Vésinet située au pied de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye occupe presque tout l'espace compris entre cette ville et Chatou. Elle est traversée dans toute sa longueur par le chemin de fer de Paris à Saint-Germain, qui la sépare en deux parties à peu près égales. Elle est desservie par deux stations situées aux deux extrémités, celle de Chatou, celle du Vésinet (une troisième est en projet). Les convois du chemin de fer partent toutes les heures tant de Paris que des stations. La durée de voyage est de 30 minutes, le dernier convoi part de Paris à minuit trente-six minutes.

Archives municipales de Chatou.

En 1859 paraîtra une version complétée par les courbes de niveau, agrémentée par une reproduction du plan projeté.

 

La série de plans éditée de 1864 à 1870 environ est la plus décorative. On y voit apparaître le plan de lotissement du Hameau du Petit-Montesson et le tracé des voies est à peu de chose près, celui que nous connaissons aujourd'hui.
Une série des plans plus simple et fonctionnelle sera éditée du début des années 1870 jusqu'à 1914, permettant de suivre l'évolution de la vente des parcelles.


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