Le Vésinet, la revue n°21, Mars 2001
Dans les années 1860, la première orientation architecturale vésigondine, s'inspirant de la conception paysagère du comte de Choulot, tend à assimiler ses maisons à des fabriques, sortes de folies où se mêlent des caractéristiques, gothiques, classiques et anglaises. Wood Cottage est le premier Monument historique classé du Vésinet. Le plus bel exemple de maison fabrique est certainement Wood Cottage, [1] situé au 122, boulevard des États-Unis. Une english touch pour ces toits débordant largement sur les pignons. Comme les huisseries de bois, les vitraux participent rendre la demeure particulièrement chaleureuse. Le pigeonnier et les annexes assorties. Depuis son origine, la maison est restée
aux mains de la même famille. L'actuelle propriétaire, descendante
de l'illustre Jean Racine (1639-1699), témoigne que son arrière grand-père, né en 1823, était
arrivé au Vésinet en 1857 [3]. Disposant de grands moyens (il possédait
notamment l'Hôtel de Louvre, à Paris), il avait acquis Wood Cottage à une époque
où, souligne-t-elle, les propriétés disposaient de 20 à 25000 mètres
carrés de terrain (il en reste aujourd'hui 3.400m²). [4] Wood Cottage a été étudié par l'Inventaire général du patrimoine. En juillet 1993, il a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis le mois de septembre 2000, Wood Cottage est classé monument historique. Une protection très attendue par la propriétaire fière et heureuse d'habiter cette maison qui, dit-elle, a réellement une âme. Wood Cottage en 2007. Complément d'information : *** Pour en savoir plus ... Wood Cottage - Monique Suzanné de Bellefontaine, L'Ecritoire du Publieur, Paris, 2005. Wood Cottage, histoire d'une demeure, Ville du Vésinet, Les presses franciliennes, Paris, 2007. Wood Cottage, évocation d'une « folie » Christian Ramette, Société d'Histoire du Vésinet, avril 2016. *** Notes : [1] Pour respecter le vœu de madame Suzanné, nous avons corrigé le présent texte, paru en 2001, en suprimant l'article « le » devant le nom « Wood Cottage ». Il faut dire « Wood Cottage » et non « LE Wood Cottage ». Nous signalons que le «é» du patronyme est un choix de l'intéressée qui n'est validé par aucun acte d'état-civil, aussi loin que l'on ait pu remonter. [2] Alphonse-Charles Tricotel, architecte, entrepreneur de construction et treillageur, fondateur en 1848 des Établissements Tricotel. [3] Cette date semble trop précoce. En 1857, La colonie du Vésinet n'existait pas. Dans les archives notariales, on trouve que M. Taconnet à acheté les lots 71 (1884m²) et 72 (1741m²) de l'ilot 26 à la 40e adjudication, à l'automne 1863 et plus tard le n°70 (1838m²) soit 5463m² qui constituaient la parcelle 272 du cadastre. Peut-être en 1857 avait-il eu connaissance du projet de la Compagnie Pallu mais alors, aucune parcelle n'était en vente. [4] Si, parmi les premiers acheteurs, certains ont pu se constituer de vastes propriétés en réunissant plusieurs lots, la taille moyenne d'un lot était de l'ordre de 2000m², soit proche des lots ayant constitué la propriété de M. Taconnet. Son fils, Mario (1858-1937) a acquis à la génération suivante (1902), la propriété contigüe (lot 69, 1750m²) soit la parcelle 273 du cadastre, portant la surface totale de la propriété Taconnet à 7301m² avant qu'elle soit morcelée dans les années 1960.
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