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Sites et édifices « classés »

Le  patrimoine paysager, architectural et historique du Vésinet

Le Vésinet est protégé au titre des sites   (loi de 1930) et des monuments historiques (loi de 1913).


 

Patrimoine paysager : Lacs, rivières, pelouses, coulées ...
classés parmi les monuments naturels et les sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque

En 1934, au terme d'une action conjointe de la municipalité du Vésinet et du Syndicat d'Initiative, entreprise dès la parution de la loi du 2 mai 1930 ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, fut signé l'arrêté de classement suivant [du 5 février 1934]: « Sont classés parmi les monuments naturels et les sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, le Grand Lac ou lac des Ibis et les pelouses formant le domaine communal du Vésinet (Seine-et-Oise). »
Les lacs et rivières encore détenus à l'époque par la Compagnie des Eaux (SLEE) avaient fait l'objet d'un arrêté ministériel d'inscription le 1er février précédent: « Le lac de la Station, le lac Supérieur, le lac de Croissy et le lac Inférieur du Vésinet (Seine-et-Oise), avec les cours d'eau réunissant ces lacs entre eux et au lac des Ibis, sont inscrits à l'inventaire des sites dont la conservation présente un intérêt général. »

En 1983, ces deux arrêtés seront abrogés et remplacés par un nouvel arrêté de classement: « Est classé parmi les sites du département des Yvelines l'ensemble formé sur la commune du Vésinet par les lacs, les rivières et les pelouses les bordant ». Ce nouvel arrêté, du 25 juillet 1983  précisant chaque parcelle contenue dans cet ensemble, sera modifié le 10 janvier 1984 pour corriger certains détails.

En 1932, une loi autorisait l'établissement d'un projet d'aménagement de la région parisienne auquel seraient subordonnés les projets d'aménagement, d'embellissement et d'extension des communes. Celles-ci, dans un rayon maximum de 35 km, devaient établir un projet en application des lois de 1919 et 1924. C'était le cas du Vésinet. Ce projet d'aménagement de la région parisienne consacrait quelques lignes au Vésinet où l'on pouvait lire : «  Il serait désirable que le plan d'aménagement communal [du Vésinet] interdit un morcellement excessif des propriétés et qu'il fît respecter, dans toute la mesure possible, les dispositions originaires du lotissement. La beauté et l'agrément du Vésinet se trouveraient ainsi sauvegardés …. Par ailleurs ce plan délimitera à l'intérieur du périmètre d'agglomération une zone d'habitations collectives et une zone d'habitations individuelles. La superficie de la première de ces zones ne devrait pas dépasser 40 hectares.»
Pour atteindre ces objectifs, le Vésinet s'est doté en 1937 d'un « plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension » qui présentait les innovations suivantes  :

  • Classer les terrains du Vésinet en diverses catégories et définir, pour chacune d'elles, des dispositions particulières en fonction du niveau de morcellement de chaque zone (tailles minimales des parcelles, zones non ædificandi en façade sur rue  marges latérales d'isolement fixées en fonction de la largeur du terrain, etc.)
  • Fixer des règles d'emprise au sol (30% dans les catégories où seules des maisons pouvaient être construites, 70% dans les zones denses).
  • Règlementer les hauteurs en fonction du type d'habitat.

 

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Le patrimoine urbain paysager

Le 8 juillet 1970, l'arrêté d'approbation d'un nouveau plan d'urbanisme du Vésinet était signé par le Préfet des Yvelines et, le 10 juillet, l'arrêté d'inscription de l'ensemble des zones résidentielles rédigé en ces termes : « Est inscrit sur l'Inventaire des Sites pittoresques du Département des Yvelines l'ensemble du secteur résidentiel d'habitations individuelles de la commune du Vésinet », était signé par le Ministre des Affaires Culturelles. [Arrêté ministériel du 10 juillet 1970].

Ces arrêtés de classement et d'inscription avalisent le développement de la commune selon le plan la partageant en trois types de territoires en les dotant d'une protection graduée  :

  • Un espace public, paysager, œuvre du Comte de Choulot, classé parmi les sites du département, inconstructible.
  • Un espace privé, caractérisé par sa nature pavillonnaire et très arborée, nécessitant des règles strictes destinées à éviter le morcellement, à préserver le caractère pittoresque (étymologiquement « ce qui mérite d'être peint » ou plus généralement « ce qui attire l'attention, charme ou amuse par un aspect original ») et la richesse architecturale, inscrit sur l'Inventaire des Sites pittoresques du département.
  • Un espace circonscrit d'habitations principalement collectives, d'activités commerciales et de services nécessaires à la vie de la commune, prévues dès la création de la ville-parc (le Village, le Quartier des Charmettes, le Quartier du Rond-Point) ou édifiés plus tardivement (Quartier Princesse, Ilot des Courses).

D'autre part, le premier règlement d'urbanisme, déclaré d'intérêt public en 1937, avait pris en compte « l'existant » en divisant le secteur pavillonnaire en trois zones définies par le degré de morcellement. L'arrêté d'inscription de 1970 n'a pas tenu compte de ce zonage et n'a retenu que le principe général voulu par les concepteurs de la ville-parc, à savoir  : des maisons dans des jardins arborés.
Ce cas, unique en France, d'une ville entièrement paysagère, en fait un modèle d'urbanisme mondialement reconnu, appartenant au patrimoine national. [1, 3]

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Patrimoine architectural et historique
Edifices classés « monuments historiques » (MH) ou inscrits à l'inventaire supplémentaire (ISMH).

En plus de la protection générale des espaces publics de la Ville-Parc et de ses quartiers pavillonnaires, des mesures ont été prises vis-à-vis d'édifices de la commune, publics ou privés, présentant un intérêt architectural ou historique particulier. [2, 3]

Monuments historiques

Edifices inscrits à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques 

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