Les habitants célèbres du Vésinet (A-D) 


Abadie, Paul (1812-1884)
Né à Paris le 9 novembre 1812, il est le fils de l'architecte néoclassique, Paul Abadie (1783-1868). Elève des Beaux-Arts de 1835 à 1839. Après plusieurs années à l'agence des Archives du Royaume sous la direction d'Édouard Dubois et de Charles Lelong, puis auditeur au conseil des bâtiments civils, il fit partie, comme second inspecteur, de l'agence des travaux de restauration de Notre-Dame de Paris.
Auditeur à la commission des arts et édifices religieux, architecte diocésain à Angoulême, Périgueux et Cahors, il restaura les églises de Brantôme et Loupiac puis celles de Montmoreau, d'Entraigues, La Souterraine, Sainte-Croix de Bordeaux, Saint-Yriex, Saint-Front de Périgueux...
Chevalier de la légion d'honneur en 1856, il fut promu officier, sur proposition du ministre de la Maison de l'Empereur, le 14 août 1869. Inspecteur général des édifices diocésains en 1872, il fut nommé le 7 juillet 1874, architecte diocésain de Paris, en remplacement de Viollet-le-Duc démissionnaire. Inspecteur des travaux de la chambre des députés, membre de la commission des monuments historiques depuis 1871, il fut reçu à l'académie des Beaux-Arts en 1874.
La même année, Abadie remporta le concours pour le Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, église dont la construction devait répondre à un vœu émis au moment de la défaite de 1870-1871. Les travaux commencèrent en 1875 mais la basilique ne sera consacrée qu'en 1919, bien après la mort de l'architecte. Repris par les architectes qui se succèderont sur le chantier (Daumet, Laisné, Rauline, Magne, Hulot...), le projet initial subira des modifications plus ou moins importantes. L'édifice n'en reste pas moins un aboutissement des recherches menées par Abadie à partir de modèles romans en même temps qu'un prolongement de celles que Léon Vaudoyer conduisit à partir de 1852 pour la cathédrale de Marseille.
Paul Abadie possédait au Vésinet, 6 rue François-Arago, une " villégiature" où il passait les mois d'été. Il est mort subitement, victime d'une crise cardiaque, sur le quai de la gare de Chatou, 3 août 1884. Il est enterré à Chatou.
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Alain (1868-1951) Emile Chartier dit
Emile-Auguste Chartier, fils d'Etienne Chartier, vétérinaire, nait à Mortagne-au-Perche le 3 mars 1868. Après des études à Alençon, puis au lycée Michelet à Vanves, il entre à l'Ecole normale supérieure. Reçu à l'agrégation de philosophie en 1892, il enseigne à Pontivy, où il traduit Aristote, puis à Lorient, où il entre dans la vie publique. Il publie sous le pseudonyme de Criton (1893), puis sous son nom, des études philosophiques dans la " Revue de métaphysique et de morale" jusqu'en 1907. En 1897-1899, il s'engage en politique avec ses amis dreyfusards, et fonde l'Université populaire de Lorient. En 1900, il entre dans le journalisme et adopte le pseudonyme d'Alain dans La Dépêche de Lorient, journal radical. Son premier ouvrage, une monographie consacrée à Spinoza, parait en 1901. Peu après, il est professeur à Paris au lycée Condorcet, puis au lycée Michelet.
De 1903 à 1906, La Dépêche de Rouen et de Normandie publie sous la signature d'Alain les " Propos du dimanche" puis " Propos du lundi" , chroniques hebdomadaires. A partir de 1906 paraissent quotidiennement, à la une du journal, les " Propos d'un Normand" (il en paraîtra 3083 de 1906 à 1914). Ce journalisme bénévole reflète le libre militantisme radical d'Alain.
En 1909, il devient professeur de Khâgne au lycée Henri-IV où il exercera une influence considérable sur ses élèves jusqu'à la fin de sa carrière, en 1933.
Lors de la déclaration de guerre, en 1914, Alain qui vient d'écrire le prophétique Propos " Massacre des meilleurs" , s'engage il est artilleur téléphoniste. Ce pacifiste de quarante-six ans a voulu voir de près les mécanismes de la guerre qu'il exhibe en toute connaissance de cause dans Des causes réelles de la guerre entre nations civilisées, écrit en 1916 au bruit du canon. De là sortira le célèbre pamphlet Mars ou la Guerre jugée, réécrit en 1919.
Démobilisé en septembre 1917, Alain retrouve le lycée Henri-IV. Il achète au Vésinet une petite maison située le long de la voie ferrée, à deux cents pas de la gare, au
75, avenue Emile-Thiébaut, où il se consacre à son œuvre de paix.
Les publications se succèdent sans interruption jusqu'en 1939 malgré de graves problèmes de santé en 1933 et une attaque en 1937. A partir de 1939, les rhumatismes l'immobilisent et condamnent ce grand promeneur à la chaise roulante. De 1939 à 1941, il fait un long séjour en clinique à Ville-d'Avray, puis il regagne sa maison du Vésinet et les parutions reprennent. Le 10 mai 1951, Alain reçoit le Grand Prix National des Lettres, décerné pour la première fois. Il meurt le 2 juin au Vésinet.
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  Alfa, Michèle (1911-1987) Alfreda Bassignot dite
Joséphine Blanche Alfreda Bassignot nait le 20 août 1911, à Gujan-Mestras (Gironde). Adolescente à Paris, elle découvre sa vocation de comédienne, suit les cours de Raymond Rouleau avant de commencer ses premières tournées théâtrales en 1931. Elle se produit dans L'Héritière (adaptation française de Louis Ducreux), Mademoiselle de Panama de Marcel Achard, La Machine à écrire de Jean Cocteau, Je vivrai un grand amour de Steve Passeur, Huis clos de Jean-Paul Sartre...
Sous le pseudonyme de Michèle Alfa, elle entreprend une carrière cinématographique, modestement d'abord avec quelques figurations puis des rôles secondaires  : La Poule (1932), Trois…six…neuf…(1936), Les lumières de Paris (1937). En 1938, Michèle est de la distribution de deux films soutenant les vains efforts d'apaisement de la France face à l'Allemagne nazie  : Paix sur le Rhin de Jean Choux avec Françoise Rosay et Ultimatum de Robert Wiene avec Erich von Stroheim et Abel Jacquin. En 1939, le tournage d'un film de Marc Allégret Le Corsaire, où Michèle Alfa devait être la partenaire de Charles Boyer, est interrompu par la déclaration de guerre et abandonné.
Durant l'occupation, Michèle Alfa travaille beaucoup et connait un réel succès public tant au théâtre qu'au cinéma. Elle tourne treize films sans grand relief d'où émerge Le Comte de Monte Cristo (1942) et L'Ange de la nuit (1943) de André Berthomieu, où elle se sacrifie pour Jean-Louis Barrault, un soldat revenu aveugle de la guerre.
En 1940, Michèle Alfa devient la compagne de Bernhardt Rademecker, un ancien musicien de jazz du Paris d'avant guerre, devenu sous l'uniforme de la Wehrmacht responsable des théâtres parisiens. Il l'installe dans l'appartement du dramaturge Henri Bernstein réfugié à New-York. Avant d'être muté, l'officier allemand profitera de ses fonctions pour aider des artistes d'origine juive dont Henri Murray, le père de Anouk Aimée. Paul Meurisse, qui en mai 1942 épouse Michèle Alfa, évoquera les faits dans ses mémoires Les éperons de la liberté (1979). Après la Libération, Michèle tourne encore quatre films dont Quartier chinois (1945) et Agence Matrimoniale (1951) de Jean-Paul Le Chanois. Divorcée en 1946, elle se remarie en 1959 avec Philippe Plouvier, un administrateur de sociétés. Michèle Alfa retourne au Théâtre elle se produit sur les planches jusqu'au milieu des années soixante. Elle meurt le 24 août 1987, au Vésinet, au 40, avenue Horace-Vernet (Villa des Pages).
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  Apollinaire, Guillaume (1880-1918)
Guillaume Apollinaris de Kostrowitzky est né à Rome le 26 août 1880. Il est le fils d'une Polonaise de vingt-deux ans, dont le père était devenu camérier du pape après une existence mouvementée, et d'un inconnu, sans doute un ancien officier du royaume des Deux-Siciles nommé Francesco Flugi d'Aspermont. Madame de Kostrowitzky s'installe au Vésinet en 1904 dans une villa, 8, boulevard Carnot avec son compagnon, Jules Weill et ses deux fils Guillaume et Albert. Guillaume, qui n'a pas encore de logement personnel, est hébergé chez sa mère mais partage son temps entre Paris et les bords de Seine où il rencontre Derain et Vlaminck qui y peignent ensemble depuis 1900. Ensuite, il fréquente davantage la butte Montmartre en raison de son attrait pour les arts plastiques, puis il emménage à Paris 9, rue Heuner, en 1907. Il accorde dès lors au Vésinet des visites dominicales. La mère d'Apollinaire quitte le Vésinet en 1912 pour s'installer jusqu'à sa mort, le 7 mars 1919, à Chatou où elle est inhumée.
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  Arbell, Lucy (1878-1947)
Née sous le nom de Georgette Gall, au Vésinet le 8 juin 1878 au domicile de sa mère, Suzanne Amélie Gall, sans profession, allée des Pelouses, aujourd'hui avenue Kléber. En 1884, Edmond-Richard Wallace, rentier chevalier de la Légion d'honneur, la reconnaîtra comme sa fille. Cet ancien officier de l'armée impériale avait fait la guerre de 1870-1871, avait été décoré et avait démissionné après la répression de la Commune. Il était le fils du célèbre philanthrope britannique, sir Richard Wallace.
Georgette Wallace devait s'illustrer dans l'art lyrique sous le nom de Lucy Arbell. Elle débuta à l'Opéra de Paris en 1903 dans Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns. La même année elle fut engagée à l'Opéra de Monte-Carlo dans le rôle de Maddalena de Rigoletto de Verdi. En 1904, elle chanta la partition d'Amneris dans Aïda de Verdi.
Elle fut la vedette des derniers opéras de Jules Massenet pour qui elle fut une véritable muse. Le 31 octobre 1906, elle créait le rôle de Perséphone dans Ariane à l'Opéra de Paris. Quelques mois plus tard, à Monte-Carlo, le 7 février 1907, dans Thérèse, elle créait le rôle éponyme. A la création de Bacchus à Paris le 2 mai 1909 et de nouveau à Monte-Carlo le 19 février 1910, elle créera le rôle de Dulcinée dans Don Quichotte (avec Chaliapine), œuvre qu'elle reprendra le 12 décembre à Paris avec Lucien Fugère dans le rôle-titre.
De 1911 à 1914, dans la troupe de l'Opéra-Comique elle mérita des critiques louangeuses dans les rôles de Charlotte de Werther de Massenet, Fricka dans la Walkyrie, Uta dans Sigurt de Reyer. Elle apparut encore en Dulcinée en 1924.
Lucy Arbell était une vraie tragédienne, dotée d'un solide tempérament dramatique, mais les critiques étaient plus réservés au sujet de sa voix (mezzo-soprano à ses débuts puis contralto). Alfred Bruneau la traita même de " contralto blafard" . Elle abandonna assez tôt la scène, limitant ses apparitions à quelques récitals puis se consacra entièrement à des œuvres sociales, particulièrement en faveur des orphelins. Elle est morte à Paris en 1947.
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  Aron, Robert (1898-1975)
Né au Vésinet, le 25 mai 1898 au 55, avenue Georges-Clemenceau (à l'époque avenue Centrale).
Études au lycée Condorcet, puis à la Faculté des Lettres de Paris. Agrégé des Lettres. L'activité littéraire de Robert Aron s'est manifestée dans trois domaines différents :
Pendant la période d'avant-guerre, il a fait partie, avec Arnaud Dandieu, Emmanuel Mounier, Denis de Rougemont, Daniel-Rops, Alexandre Marc des équipes de jeunes Français qui ont cherché à opposer une pensée et des institutions libres nouvelles aux dictateurs d'extrême-droite ou d'extrême-gauche qui imposaient leurs initiatives aux pays démocratiques.
Dans cet ordre d'idées, il a dirigé avec Arnaud Dandieu une revue intitulée L'Ordre nouveau (ne pas confondre avec l'usage que, par la suite, ont fait de ces mots les pays totalitaires) et a publié, avec Arnaud Dandieu, un certain nombre d'essais politiques, très remarqués.
Pendant la guerre, après plusieurs arrestations par les Allemands et les Espagnols, il est passé à Alger où il a successivement appartenu aux administrations des gouvernements Giraud et de Gaulle.
Depuis la guerre, associé à une action politique qui se trouvait dans le prolongement de ses livres antérieurs, il est devenu un des dirigeants et des inspirateurs du Mouvement fédéraliste français. A ce titre, il a combattu pour l'édification européenne.
A partir de 1954, il a ajouté à ses activités antérieures une activité d'historien (histoire contemporaine). Il a écrit les premiers ouvrages de mise au point objective sur une période qui avait tellement passionné et divisé les Français. Ces ouvrages de base : Histoire de Vichy, Histoire de la Libération et Histoire de l'Épuration sont devenus des ouvrages de référence et sont inscrits au programme des examens.
Robert Aron nous a laissé aussi des livres d'histoire religieuse qui ont eu un grand retentissement dans les milieux chrétiens. Les années obscures de Jésus a obtenu le prix Fémina. Vacaresco et a été traduit aux États-Unis, en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Norvège et en Suède.
Robert Aron a été élu à l'Académie française le 7 mars 1974 au fauteuil de Georges Izard (32e) et reçu, le 17 avril 1975, en séance privée, par Jean Guitton. Mort le 19 avril 1875 avant d'être reçu en séance publique.
(Source: Académie française)


Aubert, Jeanne (1900-1988)
Née Jeanne Perrinot, le 21 février 1900 à Paris (10e), Jeanne Aubert débute dans les revues, après avoir confectionné des fleurs artificielles dans une fabrique parisienne. Elle se produit notamment aux " Folies-Bergère" , à " L'Apolo" , au " Moulin Rouge" et à " L'ABC" . Elle commence en 1929 sa vraie carrière au cinéma dans La Possession sous le nom de Jane Aubert. Elle tourne sept films jusqu'en 1937. A la scène, au théatre des Nouveautés, elle joue dans des revues de Rip et Albert Willemetz: Sur la Commode (1937), Ici Paris, et Tout va bien (1938) aux côtés de Marguerite Moreno, Entre nous, avec André Luguet, Madame la Folie (1939) avec le comique Dandy.
Elle enregistre de nombreux airs à succès du moment: C'est une petite étoile (1935), Je t'aime, c'est tout (1935), Dans les bras d'un matelot (1936), tout le long des fils télégraphiques (1937), Mieux que Personne (1938), C'est une danse Brune (1942) et beaucoup d'autres, dus à T. Richepin, St-Granier, H. Battaille ou V. Scotto.
" Histoire d'amour et Lettre de rupture deux charmantes chansons de Rosemonde Gérard et Tiarko Richepin. La première surtout est délicieuse et Jeanne Aubert la chante à ravir [dit la critique] la voix est très agréable, mais la diction laisse un peu à désirer. N'oubliez pas Mademoiselle, que l'on ne vous voit pas! Il faut donc que l'on comprenne bien! C'est la première qualité que l'on demande aux artistes du disque" .
En 1942, au théâtre Mogador elle est La Veuve joyeuse de Franz Lehar, dans une mise en scène d'Henri Varna, aux côtés de Jacques Jansen qui se souvient: "
De toutes les Veuves que j'ai tenues dans mes bras, je dois un souvenir particulier à Jeanne Aubert. La voix n'était peut-être pas de qualité supérieure à celle des autres interprètes, mais elle était sur scène incomparable" .
En 1957, elle revient au cinéma dans deux films L'Amour est en jeu (1957) de Marc Allegret avec Annie Girardot et Robert Lamoureux et Sénéchal le Magnifique de Jean Boyer avec Fernandel.
Elle remonte sur les planches au Théâtre du Gymnase en 1965 dans Après la chute d'Arthur Miller (traduction Henri Robillot) et une mise en scène de Luchino Visconti. En 1971, elle tient encore un petit rôle dans Madame êtes-vous libre  ? une série TV.
Mariée au millionnaire américain Nelson Morris jr en 1929, elle divorce en 1933. Elle eut pour amant
Olympe II Hériot. On les voyait souvent ensemble au Vésinet où Jeanne Aubert possédait sa résidence secondaire le Château des Tourelles, à l'angle de l'avenue Georges-Clemenceau et de l'allée d'Isly (17). Décédée le 6 Mars 1988 dans une maison de retraite à Coubert (Seine et Marne), elle est inhumée au cimetière de Pantin.
...En savoir plus  : Biographie affiche filmographiechansons à succèsColonel Nelson Morris


  Augagneur, Victor (1855-1931)
Né à Lyon (Rhône) le 16 mai 1855, Jean Victor Augagneur médecin et franc-maçon, enseigne à la faculté de médecine de Lyon, ville dont il est élu maire en 1900. Il supprime les octrois et s'attaque à l'alcoolisme en réduisant le nombre des cabarets. Député du Rhône en 1904, il siège dans le groupe républicain socialiste.
Gouverneur général de Madagascar de 1905 à 1910, il revient ensuite à la Chambre où il se fait remarquer par ses capacités de gestion et son travail parlementaire. Caillaux lui confie l'important portefeuille des Travaux publics et des Postes. Comme il l'avait fait à Madagascar, il réorganise les chemins de fer français et s'intéresse au rôle de l'Etat en matière de concessions minières. Après la démission de son gouvernement, il devient vice-président de l'Assemblée avant de retrouver un portefeuille dans le premier cabinet de René Viviani. Son passage à l'Instruction publique et aux Beaux-Arts ne dure que quelques jours, et la veille de la déclaration de guerre, il remplace Armand Gauthier de l'Aude au très important ministère de la Marine. L'échec de la tentative navale alliée du 18 mars 1915 pour forcer le détroit des Dardanelles affecte profondément cet humaniste laïc toujours soucieux d'éviter les effusions de sang. Il retourne à la Chambre après la démission du second gouvernement Viviani, où il avait conservé son poste, évitant le poids de quatre ans de combats.
Battu aux élections de 1919, il est nommé en 1920, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. En 1928, il parvient à reconquérir son siège de député du Rhone mais échouera dans sa tentative de reprendre la mairie de Lyon. Il termine sa vie à la Villa Saint Rémy, alors " maison de santé" 46, boulevard Carnot au Vésinet où il meurt le 23 avril 1931.
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  Baker, Joséphine (1906-1975)
Danseuse et chanteuse française d'origine américaine, elle doit sa célébrité à l'engouement du Tout-Paris des années vingt pour la culture afro-américaine. Née le 3 juin 1906 à Saint Louis, Missouri, elle n'a que seize ans lorsqu'elle débute à Broadway elle danse dans la revue noire
Shuffle Along (1921) et au célèbre Cotton Club de Harlem, avant de s'établir à Paris en 1925 et d'y remporter un triomphe au parfum de scandale avec la Revue nègre.
Dans les années trente, elle mène de nombreuses revues aux Folies-Bergère, au Casino de Paris et au Moulin-Rouge. Elle tourne également plusieurs films. Elle habite de 1929 à 1947 au 52, avenue Georges-Clemenceau, la Villa " Beau-Chêne" , construite en 1891 par l'architecte Louis Gilbert. Participant volontiers aux fêtes et animations locales, généreuses pour les œuvres sociales de toutes sortes, elle est très appréciée de ses concitoyens qui l'appellent familièrement Fifine.
Pendant la seconde guerre mondiale, elle s'engage dans la Résistance puis dans l'Armée de la France Libre. Elle recevra plus tard la médaille de la résistance (1946), la Croix de guerre avec palme et la Légion d'honneur (1957).
Lorsque son succès déclinera, en même temps que celui du music-hall, dans les années cinquante et soixante, elle choisira de s'engager dans la lutte contre le racisme. Elle adoptera de nombreux enfants de toutes origines qu'elle logera dans
son château des Milandes.
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  Barbara, Monique Serf dite (1930-1997)
Née à Paris près du square des Batignolles en 1930 d'une famille alsacienne par son père et russe par sa mère, Barbara - Monique Serf de son vrai nom - a vécu pour quelques mois au Vésinet en 1938 et 1939. La famille part pour Poitiers après la mobilisation de Jacques Serf, son père. Après plusieurs années d'errance, la famille revient pour quelques mois au Vésinet en 1946, dans la Pension Les trois Marronniers, 31, rue Ernest André. Barbara suit les cours de chant de Madame Madeleine Thomas-Dusséqué. La famille s'installe ensuite à Paris.
Barbara fera ses débuts dans des cabarets bruxellois, en formidable interprète de Piaf, Ferré, Mac Orlan, Brassens. Après avoir longtemps chanté les textes des autres, elle devient auteur-compositeur en 1959. Mais elle devra attendre ses 34 ans pour être véritablement reconnue par le public, en première partie de Brassens, à Bobino.
Dès lors, la " dame en noir" enchaîne les concerts et les enregistrements de ses propres compositions. Elle chante dans toute l'Europe, enregistre en allemand et s'essaie au cinéma sous la direction de Jacques Brel en 1971. En 1973, elle récidive avec Jean-Claude Brialy." Je ne peux écrire que ce que je vis" , disait-elle. Généreuse, solitaire et angoissée par le succès, Barbara multipliait les facettes et les paradoxes. Ainsi adorait-elle poser pour les photographes, même si elle ne supportait pas le résultat...
Peu à peu, à partir des années 70, elle oriente ses spectacles vers davantage de dramaturgie et d'effets musicaux. En 1981, elle se produit sous un chapiteau à la Porte de Pantin.
Elle reçoit, en 1982, le Grand Prix National de la chanson décerné par Jack Lang, Ministre de la Culture.
En janvier 1986, au Zénith, Lily Passion est créé avec Gérard Depardieu. Luc Plamondon participe à l'écriture de chansons et Roland Romanelli co-écrit des musiques. Avec Lily Passion, Gérard Depardieu et Barbara font une grande tournée en France puis en Italie au superbe théâtre de L'Argentina. Puis, il y aura les spectacles Sid'amour à mort, Mogador où, artiste engagée (contre le sida, notamment) elle se donne entièrement à son public. 1993 voit sa dernière apparition parisienne, au Théâtre du Châtelet. Parallèlement, elle commence l'écriture de ses mémoires. Ceux-ci paraîtront, inachevés, en 1998, sous le titre Il était un piano noir...
Barbara est morte à l'Hôpital Américain de Neuilly le 24 novembre 1997.
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  Barrault, Jean-Louis (1910-1994)
Jules Barrault, s'installe au Vésinet au début du XXe siècle. Il tient une pharmacie au 11, rue de l'Eglise, (rue du Maréchal Foch aujourd'hui) il est également conseiller municipal et premier adjoint. Avec sa femme, ils font partie de la Société de Théâtre amateur du Vésinet, l'Essor, où ils jouent des pièces comme le luthier de Crémone de François Coppé. Jean-Louis Barrault naît le 8 septembre 1910, au premier étage. Il ne reste que deux ans au Vésinet. Son père décide de s'installer à Paris, où il ouvre une autre officine.
D'abord élève de Charles Dullin, Jean-Louis Barrault est acteur de sa troupe de 1933 à 1935. A 25 ans, sa rencontre avec Etienne Decroux le fait se passionner pour le mime. De 1940 à 1946, pensionnaire à la Comédie-Française, il met en scène Le Soulier de satin, et Phèdre, deux pièces qui assureront sa célébrité. Au cinéma, son interprétation de Baptiste dans Les enfants du Paradis (1944) popularise son génie du mime.
En 1946, avec sa femme Madeleine Renaud, il fonde la compagnie Renaud-Barrault et s'installe pour dix ans au théâtre Marigny.
Directeur du Théâtre de l'Odéon de 1959 à 1968, il y établit une troupe, propose un répertoire joué en alternance et crée les oeuvres de ses contemporains: Ionesco (Rhinocéros en 1960), Beckett   h les beaux jours, 1963, mis en scène par Roger Blin), Genet (Les paravents, 1966, toujours par Blin), Marguerite Duras (Des journées entières dans les arbres, 1965).
De 1966 à 1968, Barrault est également responsable du Théâtre des Nations, et fait venir Peter Brook, le Living Theatre. Chassé de l'Odéon par les évènements de 1968 (il a ouvert le théâtre aux étudiants qui l'occuperont plus d'un mois), il s'installe en 1972 dans un théâtre mobile, gare d'Orsay. Ce théâtre est déménagé en 1981 au théâtre du Rond-Point. Il y monte Ainsi parlait Zarathoustra, d'après Nietzsche, Zadig,... La Compagnie se fait connaître par de nombreuses tournées.
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  Barthou, Louis (1862-1934)
Élu député des Basses-Pyrénées à 27 ans, il détient sans discontinuer à partir de 1894 des portefeuilles divers dans les cabinets qui, eux, changent souvent. Il est Président du Conseil en 1913. Devenu sénateur, il dirige la commission des Réparations dans le sens prôné par Poincaré et participe à l'élaboration du traité de Versailles.
Académicien depuis 1918, ministre de la Justice de 1926 à 1929, il détient à partir de 1934 le portefeuille des Affaires étrangères dans le gouvernement Doumergue. Il essaie de lutter contre les menées hitlériennes en attirant la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Union Soviétique dans un front anti-allemand. Mais un attentat perpétré par un terroriste croate contre le roi Alexandre Ier de Serbie à Marseille lui coûte la vie avant qu'il n'ait mené ses projets à terme.
Il habita au Vésinet de 1896 à 1909 au 23, boulevard de l'Ouest (devenu boulevard d'Angleterre) dans une propriété aujourd'hui divisée, dont sa femme avait hérité.
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  Bauër, Henry (1852-1915)
Henri-François-Adolphe Bauër, dit Henry, homme de lettres, est né le 17 mars 1851, 20, rue d'Enghien à Paris (3e arrondissement ancien). Enfant naturel d'Alexandre Dumas père et d'Anna Herzer, épouse Bauër. Baptisé en l'église Saint-Vincent-de-Paul, le 9 avril 1851. Après des études classiques au Lycée Louis-le-Grand, Henri Bauër s'inscrit aux Facultés de Droit et de Médecine. Plusieurs fois condamné pour son opposition au Second-Empire, il débute dans le journalisme, après le 4 septembre 1870, sous la signature d'Henry Bauër. Sous le Siège, s'engage dans la légion d'artillerie Schoelcher. Pour sa participation à la journée révolutionnaire du 31 octobre 1870, il est incarcéré à la prison de Mazas, où il se lie avec Flourens. Pendant la Commune, major de place de la VIe légion, puis, à partir du 22 mai 1871, chef d'état-major de Regère, membre de la Commune pour le Ve arrondissement, il assure, avec le colonel Lisbonne, la défense de la rue Vavin contre les Versaillais. Arrêté à Joinville-le-Pont, le 21 juin, à la suite de la dénonciation d'un mouchard, il est condamné, le 25 septembre 1871, à la déportation. Embarqué pour la Nouvelle-Calédonie, le 1er mai 1872, il y rencontre Louise Michel avec laquelle il entretiendra une correspondance (qui sera publiée en 1970). Amnistié, le 24 mai 1879.
Le 24 mars 1880, Henry Bauër épouse, à la mairie du XVIIe arrondissement, Pauline Lemariée. Témoins du mariage Louis Blanc, député de la Seine Auguste Daumas, député du Var, Jean Turigny, député de la Nièvre, et un cousin, Louis Giffaut, entrepreneur de travaux publics. Henry Bauër devient un critique dramatique influent à I'Echo de Paris où ses billets animent l'actualité théâtrale parisienne en particulier autour d'oeuvres contestées comme celles d'Alfred Jarry (Ubu, 1896) d'Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac, 1897) pour lesquelles il prendra fait et cause. Il quittera ce journal, quand celui-ci prendra une position hostile à la révision du procès Dreyfus. Il a publié plusieurs ouvrages: Une comédienne (1889), Mémoire d'un jeune homme (1895).
Ce Mousquetaire de la plume selon le titre de la biographie que lui a consacré Marcel Cerf, a aussi laissé le souvenir de quelques duels bien réels disputés dans le jardin de la villa du Vésinet, 6 route des Bouleaux qu'il occupait l'été entre 1882 et 1892.
Henry Bauër est décédé à la Maison de santé Velpeau (du Dr Boinet) 7, rue de la Chaise à Paris VIIe, le 21 octobre 1915.  Ses cendres sont au cimetière de Charonne.

Gérard Bauër, son fils est né au Vésinet le 7 octobre 1888. Ecrivain (Dix rendez-vous avec Paris), auteur dramatique (Il faut parler le premier) et chroniqueur connu sous le pseudonyme de Guermantes (1936-1939), il fût élu à l'Académie Goncourt en 1948. Il est mort à Paris le 4 septembre 1967.

...En savoir plus: Biographie Gérard Bauër, son fils


  Beaunier, André (1869-1925)
Né à Evreux (Eure) le 22 septembre 1869. Elève au lycée Henri IV puis à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de lettres, il fut aussi pensionnaire de la Fondation Thiers (1894). Il entreprend une carrière de journaliste, rédacteur au Journal des Débats et au Figaro, critique dramatique à l'Echo de Paris, critique littéraire à la Revue des Deux Mondes.
André Beaunier fut aussi un romancier à succès (Les Dupont-Leterrier, 1900 La fille de Polichinelle, 1909 Trois amies de Chateaubriand, 1910 Visages de femmes, 1913 Sidonia ou le malheur d'être jolie, 1920 Suzanne et le plaisir, 1921).
En 1908, il épouse Jeanne Raunay-Dumény, née Richomme (1863-1942) une artiste lyrique renommée, fille du peintre d'histoire Jules Richomme, petite fille du graveur Joseph Théodore Richomme. Elle mit un terme à sa carrière après le mariage. Le couple habitait à Paris au 2, rue de Villersexel, et aussi au Vésinet 20, avenue de la Prise d'Eau (Tél. 370). André Beaunier y louait une villa qui abritait sa bibliothèque (plus de dix mille volumes) et qu'il fit reconnaître en 1922, par le tribunal, comme son lieu de travail pour bénéficier du droit à la prorogation professionnelle.
" Un normalien qui a mal tourné" . C'est la définition que donnait de lui-même André Beaunier. Le cheveu rare et plat, le visage immobile et pâle sous le lorgnon immuable, on le décrit comme un homme raffiné, amène, d'une extrème ponctualité et d'une grande timidité.
Il est mort à son domicile parisien, d'une crise cardiaque, le soir du 9 décembre 1925, alors qu'il se préparait pour se rendre au Théâtre. Il avait 56 ans.
Après ses obsèques à la basilique Ste-Clotilde, à Paris (7e), sa dépouille fut transportée au Vésinet et inhumée au cimetière municipal.
...En savoir plusPortrait  du  critique •  les oeuvres  principales


  Berl, Emmanuel (1892-1976)
Emmanuel Berl est né le 2 août 1892 au Vésinet, au 27, route de la Borde.
Bien que pacifiste, il s'engage en 1914 dans la guerre. Il passe trois mois au front, puis un an dans les tranchées, durant lequel il échange une abondante correspondance avec Marcel Proust. Il reçoit la Croix de guerre puis est réformé, en 1917, pour maladie respiratoire.
En 1927, Emmanuel Berl dirige avec Pierre Drieu la Rochelle un hebdomadaire d'idées consacré au malaise du temps, " Les derniers jours" . Ce journal ne remporte pas un grand succès mais il attire l'attention de Léon Blum qui suivra la carrière de Berl.
A partir de 1930, Emmanuel Berl se mêle de plus en plus de politique: il travaille à la rédaction du Monde d'Henri Barbusse et fait pendant un an des conférences contre le fascisme et la guerre. Il est cependant radical, dans la lignée d'Edouard Herriot.
En 1940, il est appelé à Bordeaux où on lui demande de travailler aux discours du nouveau président du Conseil, le maréchal Pétain. C'est lui, de fait, qui rédigera les deux discours des 23 et 25 juin et qui trouvera les formules devenues célèbres: " Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal" et " La terre, elle, ne ment pas" . Cette collaboration ne dure que quelques semaines. Emmanuel Berl, ayant vu la tournure que prenaient les choses, quitte Vichy.
Après la guerre, Emmanuel Berl quitte la vie politique pour se consacrer à la littérature. En 1967, l'Académie française lui décerne son Grand prix de littérature. Il meurt le 22 septembre 1976.
...En savoir plus : • Berl, une vie


  Bizet, Georges (1838-1875)
Alexandre-César-Léopold Bizet, nait au 26, rue de la Tour d'Auvergne à Paris, le 25 octobre 1838. Il sera baptisé Georges le 16 mars 1840.
Fils d'un coiffeur-perruquier également professeur de chant et d'une mère pianiste amateur, Georges Bizet révèle très tôt des dons exceptionnels pour la musique et entre au Conservatoire de Paris à l'âge de neuf ans, où il collectionnera les prix (solfège, piano, orgue, fugue). Composée en 1855, sa Symphonie en ut, malgré sa facture classique, dénote une personnalité certaine. Second prix de Rome avec sa cantate David, puis premier prix avec son autre cantate Clovis et Clotilde, Bizet passe cinq ans en Italie, où il compose des œuvres déjà remarquables, notamment un opéra bouffe, Don Procopio (1859), inspiré du Don Pasquale de Donizetti et des pièces pour orchestre regroupées en symphonie sous le titre Roma (1860-1868). De retour à Paris, il partage son temps entre les travaux alimentaires (réductions pianistiques d'opéras et composition de mélodies et de pièces pour piano) et ses tentatives pour s'imposer sur les scènes parisiennes. Les Pêcheurs de perles sont représentés dans l'indifférence du public et de la critique en 1863, malgré les qualités évidentes qui ont assuré à l'œuvre sa pérennité. Fruit d'une commande sur un mauvais livret, La Jolie fille de Perth, malgré un modeste succès à sa création en 1867, est une œuvre de moindre originalité. La malchance poursuit Bizet dans les années 1870, déjà marquées par la guerre. Heureusement, il est à l'abri des soucis matériels depuis son mariage avec Geneviève Halévy. Son opéra Djamileh est un échec en 1872. Quant à Don Rodrigue, il ne sera jamais achevé à cause de l'incendie de l'Opéra de Paris. L'Arlésienne, musique de scène pour la pièce d'Alphonse Daudet, composée pour petit ensemble en 1872, ne connaîtra le succès que plus tard, une fois remaniée pour grand orchestre.
Bizet n'a plus que quelques années à vivre, miné par une maladie de cœur et des rhumatismes, lorsqu'il commence à travailler à l'œuvre qui restera son seul grand succès universel, son opéra Carmen. À la création, en 1875, il sera néanmoins victime des censeurs (à commencer par le directeur de l'Opéra-comique), qui jugent l'oeuvre indécente, et de l'indifférence du public. Ce n'est qu'à Vienne, une fois arrangé en grand opéra auquel Ernest Guiraud a ajouté des récitatifs, que Carmen connaîtra un succès définitif. Bizet meurt le 3 juin 1875, au soir de la trente et unième représentation, avant d'avoir pu achever la composition d'un oratorio, Geneviève de Paris.
Alexandre Bizet père avait acheté le 20 septembre 1863 une propriété au Vésinet, 6-10, rue des Cultures pour la somme de 3 800 frs. Il y construisit deux petits pavillons. Georges Bizet y vint régulièrement de 1864 à 1871 avant de s'installer à Bougival.
...En savoir plus: biographie détailléeBizet au Vésinet


 Blanquet, Albert (1826-1875)
Homme de lettres, né à Paris en 1826, Théodore Xavier Albert Blanquet est issu d'une vieille famille noble de la Lozère, dont plusieurs membres se sont distingués dans l'armée, la marine, l'Eglise et la magistrature. Son père Théodore, patron d'une usine importante, le destinait à lui succéder  mais les goûts d'Albert, qu'avivèrent encore des revers de fortune, le décidèrent à entrer dans le journalisme. Outre un grand nombre d'articles insérés dans des journaux littéraires, artistiques et politiques, Albert Blanquet a publié de nombreux romans, parmi lesquels les Amours de d'Artagnan (1858)  la Belle Féronnière  la Mye du roi  le Roi d'Italie  le Parc-aux-cerfs  la Reine du tapis vert  les Compagnons de l'as de pique  les Belles dames du Pré-aux-Clercs  la Giralda de Séville  les Enfants du curé le Château des spectres  les Amazones de la Fronde  la Terre d'or. La plupart de ces textes furent d'abord des feuilletons dans divers journaux de Paris (Le Temps) ou de province. Il a publié aussi les Bains de mer des côtes normandes (1859) et la Vie au quartier latin (1868). Certains de ses ouvrages, principalement les romans historiques, connurent un grand succès populaire et furent traduits en plusieurs langues. Quelques-uns ont été librement adaptés au cinéma.
Auteur dramatique à ses heures, on lui doit aussi Amour et Caprice, comédie en un acte et en vers, jouée à l'Odéon (1854-55), et la Citoyenne, chant patriotique composé en 1848. Il a tenu longtemps une chronique au journal La Liberté, sous le nom de Chrysale. Il a publié les Femmes (1875) sous ce pseudonyme.
Albert Blanquet, domicilié au 10 rue de l'hôtel de Ville, aux Batignolles, avait acheté deux parcelles de bois au Vésinet route de ceinture, [D 99 et D 100bis aujourd'hui à l'angle du boulevard Roosevelt, n°36 et de l'Allée d'Isly n°16], sur lesquelles il fit bâtir une maison avec dépendances en 1865, achevée en 1866. Une autre maison, sur le même terrain, fut édifiée en 1869.
Albert Blanquet fit partie de la Commission de l'Union des Propriétaires qui joua un grand rôle dans l'érection du Vésinet en commune. Il est mort le 11 juillet 1875 à son domicile, boulevard de Grande Ceinture. Son décès, intervenu après l'érection de la commune du Vésinet mais avant l'ouverture des nouveaux registres d'état civil, a été enregistré à Croissy.
... En savoir plus  : Albert Blanquet alias Chrysale ...•  Obsèques au Vésinet  • 


  Borowczyk, Walerian (1923-2006)
Né le 2 septembre 1923 à Kwilicz, en Pologne, Walerian Borowczyk étudie à l'Académie des Beaux Arts de Cracovie, dont il sort diplômé en 1951. Il se consacre à la lithographie avant de remporter en 1953 le Grand Prix national du graphisme pour ses affiches de cinéma.
Dessinateur de grand talent, il introduit déjà un humour noir et surréaliste dans le cinéma d'animation avec les courts métrages qu'il réalise, encore étudiant, dès 1946 notamment Dom (récompensé à Bruxelles en 1958) ou Byl Sobie Ras..., tourné en collaboration avec Jan Lenica.
Au début des années cinquante, il s'installe en France (il obtiendra la nationalité française). Il travaille avec Chris Marker pour Les Astronautes. Il y filme celle qui sera sa muse et sa compagne, Ligia Branice. Il réalise son premier long-métrage d'animation en 1963, Le Théâtre de M. et Mme Kabal.
Goto, île de l'amour (1968) est son premier film avec des acteurs Pierre Brasseur y tient la vedette. Suivra Blanche (1971) avec Michel Simon.
1974 marque le tournage de ses Contes immoraux, film-manifeste érotique avec Fabrice Luchini et Paloma Picasso, produit par Anatole Dauman. L'année suivante, le cinéaste tourne son film-choc, La Bête, œuvre à la limite de la pornographie qui divise violemment public et critique. Suivront plusieurs films qui imposeront Walérian Borowczyk comme un maître en matière de sensualité trouble et cruelle, comme Intérieur d'un couvent, film tourné en Italie (1977) inspiré des Chroniques stendhaliennes, où sa femme tient le rôle principal.
Cinéaste de l'érotisme, doué selon André Breton d'une " imagination fulgurante" , Borowczyk a mené une carrière d'artiste polyvalent, oeuvrant aussi dans la peinture, le graphisme et la littérature. Il a vécu au Vésinet, durant une trentaine d'années au 8, avenue du Belloy, puis vers la fin de sa vie au 20, rue Jean-Laurent. Il est décédé le 3 février 2006, à la suite de complications cardiaques.
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En savoir plus: Le graphisteLe cinéaste filmographie illustrée


  Botkine, Théodore (1861-1905)
Théodore Wladimirovich Botkine est né à Moscou (Russie) le 21 octobre (4 novembre) 1861.
Artiste peintre de l'Ecole russe de Paris, il expose à l'Académie nationale des Beaux Arts en 1898. Ses trois tableaux « méritent des éloges » notamment une Jeune fille aux mains croisées. En 1899 il est membre associé du Comité d'organisation de l'Exposition universelle de 1900.
Serge Makowsky écrira de lui " C'était encore un chercheur, un visionnaire de la couleur lui aussi a dit son mot qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. Il est à regretter seulement que dans la recherche de l'impression simplifiée et individuelle, l'artiste se soit trop souvent laissé prendre au piège du vulgaire maniérisme décoratif. " Ses œuvres mal connues ont fait l'objet d'expositions posthumes en 1906 (une salle du Salon lui était réservée) et en 1907.
Botkine habitait au 44, avenue Hoche au Vésinet, une petite maison où il est mort le 4 mars 1905. Il est inhumé dans le cimetière communal.
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En savoir plus : Quelques Oeuvres


  Bouchor, Maurice (1855-1929)
Né à Paris le 16 novembre 1855, frère cadet du peintre Joseph Bouchor, il commença très jeune à faire des vers, et comme il se trouva de bonne heure à la tête d'une assez jolie fortune personnelle, il put sans aucun obstacle s'abandonner librement à son penchant très marqué pour la littérature. Après des études secondaires au lycée Louis-le-Grand, il publia son premier volume de vers, Les Chansons Joyeuses (1874). Ce recueil fut salué par la critique, en particulier par Edmond About dans les colonnes du XIXe siècle. " On rencontre dans les Chansons joyeuses de mauvaises rimes, des abus de l'article à l'hémistiche, des alexandrins bien peu soignés dans leur mise, lit-on dans le Larousse, mais, par ses publications postérieures, M. Bouchor a prouvé qu'on avait eu raison de lui faire crédit sur sa bonne mine" . Viendront ensuite Poèmes de l'Amour et de la Mer (1876), le Faust moderne (1878), les Contes parisiens (1880), L'Aurore et les Symboles (1888), ouvrages qui révèlent une évolution mystique. Cette même année, il dirige la revue Le Passant.
Dès ses débuts, Bouchor se lie d'amitié avec Raoul Ponchon et Jean Richepin qui lui dédiera Les Blasphèmes.
En 1889, Henry Signoret, le sollicite pour écrire des rôles pour son Théâtre de marionnettes (dont Montesquiou sera un des souscripteurs). C'est ainsi que Bouchor donnera successivement Tobie, Noël ou le mystère de la Nativité, la dévotion à Saint-André et la légende de Sainte-Cécile. En outre, il fabriquera lui-même certaines marionnettes et interprétera plusieurs rôles en compagnie de Ponchon et Richepin, dans des décors de Rochegrosse, Rieder, Maillol ou encore de Joseph Bouchor. Léon Deffoux nous dit qu'il y créa même des drames de Shakespeare, notamment une adaptation de La Tempête, dans laquelle Ponchon tenait le rôle de Caliban, Richepin celui de Prospero et Bouchor celui d'Ariel.
Bouchor est aussi un grand voyageur: Angleterre, Etats-Unis, Belgique, Hollande, Allemagne, Italie, Espagne. D'Algérie où il réside alors, il part visiter Ceylan. Très féru de littérature anglo-saxonne, il s'applique à recueillir les chansons populaires qu'il entend en Ecosse.
Tout en menant une quête personnelle vers la recherche de dieu à travers les religions et la philosophie, il se tourne (1897) vers des préoccupations quasi pédagogiques en composant plusieurs recueils pour la jeunesse. Très impliqué dans le mouvement des Universités populaires, il écrit de nombreuses pièces pour celles-ci  : La Muse et l'ouvrier (1900), Le Pain (1901), Le Pont, l'Eglantine et le Citoyen (1902), Jacques et Marianne (1905)…
Dreyfusard, membre de la Ligue des Droits de l'Homme, Bouchor est un militant laïque et socialiste. Il collabore à l'Humanité, à la Revue Socialiste et à la Vie Ouvrière. Poète à dictées et à récitations, il fleure encore aujourd'hui le désuet. C'est là une injustice car, à la lecture, nombre de poèmes de Bouchor résistent aux morsures du temps. Des compositeurs, tel Ernest Chausson, ne s'y trompèrent pas qui furent inspirés par les vers de ce poète élégiaque.
Maurice Bouchor qui a habité au Vésinet au 27, av des Courlis, est mort à Paris le 17 janvier 1929. Il fut incinéré au Père Lachaise. Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1893.
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 Boulet-Desbareau, Maurice Adrien (1867-1946)
Né le 25 janvier 1867 au Havre, Maurice Adrien Boulet-Desbareau entre à Saint-Cyr le 27 octobre 1887. Il est reçu 389e sur 451 élèves au concours d'admission. Il en sort 304e sur 446 élèves le 1er octobre 1889 (promotion Tombouctou), avec le grade de sous-lieutenant et il est affecté au 102e régiment de ligne. A la déclaration de Guerre, le 2 août 1914, il part en campagne comme Chef de bataillon au 94e Régiment d'Infanterie, où il obtient sa première citation le 22 janvier 1915.
Il prend le commandement du 329e RI le 13 mai 1917, succédant au Lieutenant-Colonel Albert qui vient d'être relevé de son commandement. Pendant 18 mois, il va commander le régiment avec doigté et énergie, d'abord au Chemin-des-Dames, puis en Picardie, où le régiment est cité à l'ordre du corps d'armée, et en Champagne où il arrive le 13 juillet 1918, et où il obtiendra deux nouvelles citations. Il sera le dernier chef de corps du 329e RI dissous peu après.
Maurice Adrien Boulet-Desbareau, sept citations au cours de la campagne dont quatre à l'ordre de l'Armée, est promu Colonel le 25 mars 1920 et prend le commandement le 1er Régiment Etranger de la Légion jusqu'en 1925. Il est nommé Général de Brigade le 24 janvier 1925.
Commandeur de la Légion d'Honneur, décoré de la Croix de Guerre, Officier d'Académie, le général Boulet-Desbareau fut Secrétaire général de la Fédération des amicales régimentaires et d'anciens combattants et président de l'Amicale Rancourt-Verdun. Il est mort le 3 janvier 1946 au Vésinet où il habitait depuis le début des années Trente au 6, avenue du Maréchal Foch.


  Bourdelle, Antoine (1861-1929)
Emile Antoine Bourdelle nait à Montauban le 30 octobre 1861. Il quitte l'école en 1874 et commence à travailler dans l'atelier de son père, menuisier-huchier. En 1876, il entre aux Beaux-Arts de Toulouse. En 1884, il arrive à Paris où il fait un bref passage aux Beaux-Arts. Il s'installe l'année suivante dans son atelier de l'Impasse du Maine. La Première Victoire d'Hannibal est exposée au Salon des Artistes Français. En 1893, Bourdelle entre comme praticien chez Rodin il y restera jusqu'en 1908. En 1905 il réalise sa première exposition personnelle, à la galerie Hébrard. En 1909 il termine la Tête d'Apollon commencée en 1900. Début de son enseignement à la Grande Chaumière. Il réalise des fresques et des bas reliefs pour le Théâtre des Champs-Elysées. 1923 voit l'érection de la Vierge à l'offrande sur la colline de Niederbrück. En 1925, Le Centaure mourant est exposé au Salon des Tuileries. En 1926, inauguration du Monument au Général Alvear à Buenos-Aires. La France est exposée au Salon des Tuileries. Une " Rétrospective Bourdelle" est présentée à Bruxelles en 1928. L'inauguration du Monument à Mickiewicz, place de l'Alma a lieu en 1929, peu avant la mort de Bourdelle survenue le 1er octobre, au 18, route des Bouleaux au Vésinet, chez son ami le fondeur Eugène Rudier (dans la maison qu'occupera plus tard Maurice Utrillo).
Les funérailles du sculpteur sont célébrées à Paris le 5 octobre à midi en présence d'une foule considérable dont un grand nombre de notabilités du monde des Lettres et des Arts. Le cortège se forme impasse du Maine, devant l'atelier de l'artiste. Le char funèbre est surchargé de magnifiques couronnes en fleurs naturelles. Le service funèbre ayant été célébré la veille au Vésinet, aucune nouvelle cérémonie religieuse n'a lieu. La dépouille est inhumée au cimetière du Montparnasse.

...En savoir plus : Musée BourdelleBourdelle au Vésinet  •  La mort de Bourdelle


  Bouvard, Philippe (1929-       )
Né le 6 décembre 1929 à Coulommiers (Seine & Marne) Philippe Bouvard est un homme étonnement éclectique. Se considérant avant tout comme un journaliste, il suggère, pour se définir, un néologisme qu'il dit avoir forgé à son propre usage : «  humoraliste  », fusion d'humoriste et de moraliste. Après des études de journalisme (1948) il est attaché de presse chez Barclay. Il hésite entre le journalisme et la comédie et apparaîtra dans le film vacances explosives  (1956) avec Arletty. Il entre en 1953 comme garçon de courses au service photographique du Figaro où il deviendra, en 1962, directeur de la page parisienne. Il collabore à France Soir (1973-1998), à L'Express (1977), à Paris-Match (1977-1992), au Point (1983), à Nice-Matin, au Figaro-Magazine. Il sera directeur de la rédaction de France-Soir de 1987 à 2003.
Homme de radio, il est rédacteur en chef de Radio-Luxembourg devenue RTL en 1966. Il y crée les Grosses Têtes, qui devient rapidement l'émission la plus populaire de la radio. Pour le petit écran, il anime Samedi-soir, Le Petit Théâtre de Bouvard, Bouvard du Rire, Dix de der, L'Huile sur le feu, et une adaptation des Grosses têtes... Grâce à ses émissions, il fait découvrir au public une nouvelle génération d'humoristes  : Mimie Mathy, Pascal Legitimus, Muriel Robin, Chevallier et Laspalès, Michèle Bernier, Smaïn, Jean-Marie Bigard, et bien d'autres.
Directeur de théâtre (La Gaîté-Bobino de 1990 à 2006) et auteur dramatique (Au plaisir Madame, 1977), il est aussi l'auteur d'une trentaine de livres (Un oursin dans le caviar, 1973, Prix Scaron).
Philippe Bouvard a habité au Vésinet durant une trentaine d'années au 82, route de Montesson.
...En savoir plus  : Bouvard au VésinetBouvard en images


  Brodrick, Cuthbert (1821-1905)
Cuthbert Brodrick est né à Kingston-upon-Hull, Yorkshire (Angleterre) le 1er décembre 1821. A 15 ans, il entre en apprentissage chez Henry Francis Lockwood un architecte local, adepte du style classique dont il subit l'influence.
Après sept ans auprès de Lockwood, Brodrick entreprend un voyage d'étude de près de deux ans à travers l'Europe pour s'initier à l'architecture de ses principales villes. De retour à Hull en 1845, il y fonde son propre cabinet d'architecte.
Il est pratiquement inconnu lorsqu'en 1852, à 29 ans, il remporte le concours pour l'édification de l'Hôtel de Ville de Leeds (Leeds Town Hall) dont la première pierre sera posée en 1853 et que la reine Victoria viendra inaugurer en 1858. Au cours des dix années suivantes, Brodrick transforme radicalement et durablement l'aspect de Leeds en y édifiant deux autres bâtiments monumentaux, le Marché au Grain (Corn Exchange, 1862) et l'Institut de Mécanique (1865) qui, bien qu'affectés à d'autres usages, existent toujours. On lui doit aussi les Bains Orientaux (1867) restés en service jusqu'en 1965 puis démolis en 1969.
Quant à Brodrick, après ces succès considérables, il quitte l'Angleterre avec sa femme et, à 47 ans, disparait dans l'anonymat pour le reste de sa vie.

On le retrouve au Vésinet où en mars 1876, il achète une maison 11, avenue du Belloy sur un grand terrain boisé. Dans cette retraite discrète, Brodrick peint (il aurait exposé dans des Salons parisiens jusqu'à la fin des années 1880 et sa dernière oeuvre répertoriée, un dessin représentant sa maison du Vésinet, est datée de 1889) mais on ne connait aucune de ses oeuvres. Après la mort de sa femme, (née Margaret Cawling) le 4 juillet 1888 décédée et inhumée au Vésinet, Cuthbert Brodrick part s'installer dans l'île de Jersey où il demeurera jusqu'à sa mort, le 2 mars 1905.
...En savoir plus  : Discovering Leeds


  Carette, Julien (1897-1966)
Acteur français, Julien Henri Carette est né le 23 décembre 1897 à Paris, et mort en 1966 à St-Germain-en-Laye. Après ses études secondaires (non achevées), il suivit les cours des Beaux-Arts et gagna sa vie en exerçant divers métiers (accessoiriste, machiniste,souffleur) dans les théâtres parisiens. Après avoir tenté en vain d'entrer au Conservatoire il fut engagé à l'Odéon, où il interpréta des rôles de jeune premier, puis au Vieux-Colombier, sous la direction de Jacques Copeau. Au cinéma, il occupa d'abord quelques emplois de figurant il fit ses véritables débuts en 1932 dans le premier film de Pierre et Jacques Prévert, L'affaire est dans le sac. Par la suite il tourna une centaine de films, parmi lesquels quelques chefs d'oeuvre, en interprétant avec beaucoup de saveur des rôles de personnages populaires. Il habita de 1938 à sa mort, accidentelle, le 20 juillet 1966, au 13, avenue du Grand-Veneur. Il est enterré au Vésinet.
...En savoir plus  : Biographiefilmographie


  Casati, Luisa Amman, marquise (1881-1957)
Née à Milan le 23 janvier 1881, fille d'un industriel milanais d'origine autrichienne, Luisa Amman, hérite d'une fortune considérable. En 1900, elle épouse le marquis Camillo Casati, officier issu d'une très ancienne famille de la noblesse italienne. Malgré la naissance d'une fille, Cristina, le mariage ne tient pas longtemps. La jeune marquise n'est guère prédisposée au rôle d'épouse et de mère.
En 1903, Luisa rencontre Gabriele D'Annunzio avec lequel elle entretiendra une longue liaison. Sa métamorphose commence. Elle donne dès lors libre cours à son caractère excentrique, menant une vie fastueuse et dispendieuse, arborant des tenues de plus en plus originales, inattendues, insensées même, devenant l'inspiratrice et la protectrice de nombreux artistes.
Officiellement séparée de son mari en 1914 (le divorce, ne sera prononcé qu'en 1924), Luisa obtient néanmoins le droit de conserver le titre et le nom sous lesquels elle a acquis sa notoriété.
Installée à Venise depuis 1910, Luisa quitte en 1924 son Palazzo dei Leoni sur le Grand Canal (l'actuel musée Peggy Guggenheim) pour le Palais rose, au Vésinet, où elle avait été plusieurs fois l'invitée du précédent propriétaire, Robert de Montesquiou.
Raffolant des serpents (son boa ne la quitte pas), elle s'entoure aussi volontiers de panthères voire de tigres, ce qui ne plait guère au voisinage et alimente les conversations. Les festivités se font de plus en plus audacieuses, mais toutes ne sont pas réussies. On conserve le souvenir de quelques fiascos retentissants.
Luisa aménage dans l'Ermitage un véritable musée à sa gloire, exposant les quelques cent trente peintures, sculptures, dessins et photographies que les plus grands artistes de l'époque lui ont consacré. Boldini, Augustus John, Van Dongen, Romaine Brooks et Zuloaga ont fait son portrait. Balla, Barjansky et Epstein l'ont sculptée. Man Ray, Beaton et de Meyer l'ont photographiée. Elle a influencé des cinéastes et des écrivains tels que Vincente Minnelli, Tennessee Williams, Jack Kerouac et Maurice Druon. Theda Bara, Tallulah Bankhead, Vivien Leigh, Valentina Cortese et lngrid Bergman ont fait vivre son personnage sur les écrans et les scènes de théâtre. Elle a fait danser Nijinski et Isadora Duncan dans ses salons.
En 1932, ruinée, l'extravagante marquise abandonne le Palais  rose aux créanciers. L'extraordinaire collection est dispersée et le Palais hypothéqué puis vendu. Menacée de prison en France et en Italie, Luisa Casati s'exile en Angleterre où elle passera les dernières années de sa vie. Elle s'éteint à Londres, le 1er juin 1957.
...En savoir plus  : Biographie (EN)• Galerie de portraits La Casati (le livre) Le Palais rose en fête


  Castro Herrera, Ricardo (1864-1907)
Compositeur et pianiste mexicain, Ricardo Castro Herrera est né à Durango le 7 fevrier 1864. Premier pianiste mexicain de stature internationale, il obtient ses premiers succès à La Nouvelle-Orléans, à Washington et à New York (1885). Comme compositeur, il appartient à la première génération du Conservatoire national. Avec le groupe " francesista" , il s'emploie à promouvoir l'école française et le genre instrumental, rompant ainsi avec la tradition de l'école italienne et le goût, jusque là exclusif, pour l'opéra. Membre fondateur de la Société anonyme des concerts symphoniques (1892-1893), première association de ce type au Mexique, il fonde, après l'échec de celle-ci, l'Association des concerts de musique de chambre (1895), au sein de laquelle, avec ses disciples, il fait connaître, non seulement des oeuvres de musique de chambre, mais aussi de nombreuses oeuvres orchestrales, dont plusieurs transcrites par lui-même pour de petites formations.
De 1902 à 1906, il vient à Paris, sous le patronage du gouvernement mexicain de là, il effectue diverses visites d'observation dans les conservatoires des principales capitales européennes, Rome, Berlin, Bruxelles, Genève, Vienne, Prague, écoutant les grands artistes et compositeurs de l'époque. Du 1er juin 1902 à la fin août 1906, il habite Le Vésinet, au 10, rue Félicien-David, où il rencontre
Cécile Chaminade, avec laquelle il noue une amitié dont il se rappellera toujours avec une particulière sympathie. C'est là qu'il prépare les concerts présentés Salle Erard et dans le cadre des concerts Le Rey à Paris, ainsi que ceux de Bruxelles où, avec le violoncelliste belge Marix Loevensohn, il créera, entre autres pièces, les Concertos pour pianos et violoncelles (1904). De même, c'est au Vésinet qu'il compose un grand nombre d'oeuvres majeures qui lui vaudront d'être publié par les principales maisons d'édition, comme Hofmeister à Leipzig, Lemoine, Hamelle et Leduc à Paris. Le séjour à Paris a été fructueux, élargissant ses perspectives et enrichissant ses goûts musicaux.
Castro est l'auteur d'une symphonie, d'un poème symphonique, d'un quatuor, de deux opéras: Atzimba (Mexico, 1900) et La Leyenda de Rudel (Paris, 1906) - et de nombreuses pièces pour piano, parmi lesquelles on peut distinguer la Suite op. 18, le Thème varié op. 47, Fileuse op. 43, les Deux études de concert op. 20. Par leur finesse, leur clarté, leur élégance mélodiques et leurs transitions harmoniques très achevées, ces oeuvres se rattachent à l'école française on peut cependant reconnaître à Castro une individualité forte, enracinée dans sa mexicanité, qui fait de lui le premier compositeur digne d'attention parmi les représentants du romantisme mexicain. Il est mort à Mexico le 28 novembre 1907.
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Cazeneuve, Jean (1915-2005)
Né le 17 mai 1915 à Ussel en Corrèze, Jean Cazeneuve fut élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, docteur ès lettres et diplômé de Harvard. Il entreprit d'abord une brillante carrière universitaire de sociologue : Fondation Thiers (1946-1948), maître de conférences à la faculté des lettres d'Alexandrie (1948-1950). Chercheur au CNRS de 1959 à 1966, il fut élu à la Sorbonne en 1966.
Parallèlement, Jean Cazeneuve a mené une carrière exceptionnelle dans l'audiovisuel. Administrateur de l'ORTF (1964-1974), puis président du comité des programmes de la télévision (1971-1974), il devint le premier PDG de la Société nationale de télévision TF1 (1974-1978).
De 1978 à 1980, il fut ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe, puis vice-Président du Haut Comité de la langue française (1980-1981). Il présida aussi le Centre national de la communication (1988), l'Ecole française des attachés de presse (Efap), le Centre d'études politiques et de la communication, le Centre d'études diplomatiques et stratégiques (depuis 1988). Son élection à la présidence de l'Académie des sciences morales en 1983 est venue couronner dix années de présence au sein du célèbre Institut.
Jean Cazeneuve fut également l'auteur d'une série d'ouvrages dont L'avenir de la morale (Rocher, 1998), Sociologie de la radiotélévision (Puf/Que sais-je ?,1996), Du calembour au mot d'esprit (Rocher, 1996), La personne et la société (Puf,1995), Les indiens Zunis (Rocher, 1993). Il est décédé mardi 4 octobre 2005 à Paris où il s'était installé depuis une dizaine d'années après avoir vécu durant deux décennies au Vésinet, 4, route du Domaine.
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  Ceyrac, François (1912-2010)
Né le 12 septembre 1912 à Meyssac, en Corrèze, fils de notaire, François Ceyrac fait des études de lettre et de droit et sort diplômé de Sciences Po (1935).
Il entre en 1936 à l'Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM) où il fera toute sa carrière, brièvement interrompue par la Guerre. Sergent-chef au 126e RI, il est fait prisonnier en 1940. Libéré en 1943, il reprend sa place à l'UIMM et gravit tous les échelons: Chef de service (1936), secrétaire général adjoint (1945), délégué général adjoint (1952-1968) puis président (1969-1973). Il fonde l'EPIM (Entraide professionnelle des industries de la métallurgie) en 1972.
Il devient en 1946 secrétaire général du CNPF (Conseil National du Patronat Français, ancêtre du MEDEF). Vice-président (1967) puis président de la commission sociale (1968-1972), il devient membre du bureau (1967) puis vice-président (1968) et enfin président du CNPF, le " patron des patrons" entre 1972 et 1981.
Il a également occupé des fonctions importantes dans divers conseils d'administration. PDG de la société nouvelle des Établissements Syam & Dreyfus (1968-1970) puis des Établissements Danois (1970-1977), membre du conseil de surveillance de Peugeot (1973).
Membre du Conseil économique et social (1969-1984), vice-président (1981) puis président (1982-1984) de la Chambre de Commerce internationale et du comité économique et social des communautés européennes (1982-1984). Il est un des fondateurs de l'Institut de l'Entreprise (1953).
A partir de 1959, François Ceyrac à habité, au Vésinet, une villa à l'angle du boulevard de Belgique et de l'avenue des Courlis, qui fut construite pour Jeanne Lanvin par l'architecte Robert Fournez. Cette maison devint un objet de scandale lorsqu'on découvrit, en 2007, qu'appartenant à l'UIMM, elle était mise gratuitement, depuis près de cinquante ans, à la disposition de F. Ceyrac.
Les dernières années de la vie de F. Ceyrac ont été marquées par diverses affaires financières ou familiales qui ont terni le souvenir de celui qui fut, selon le Medef " le témoin privilégié des évolutions de la société française, qui a accompagné pendant près de cinq décennies la modernisation du monde du travail" .
François Ceyrac est mort le 17 mai 2010.
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Chambareaud, Louis (1831-1905)
Jean Antoine Victor Elie dit Louis Chambareaud est né à Bordeaux le 3 juin 1831. D'abord avocat à la cour d'appel de Paris en 1855, il fut inscrit sept ans plus tard au tableau de la Cour de cassation et y devint, en 1885, conseiller de la chambre criminelle il en fut nommé le président en 1903. Etroitement mêlé aux diverses phases du procès Dreyfus (rapport sur le pourvoi formé par Emile Zola, enquête ouverte sur l'affaire en revision, loi de dessaisissement) Louis Chambareaud, comme président de la chambre criminelle, dirigea en 1904 les débats sur la nouvelle instance Dreyfus, qui se terminèrent par la déclaration de recevabilité de la demande en revision. Le «vieux Chambareaud» présida ces grands débats avec beaucoup d'autorité. Cependant, il n'en vit pas la fin.
On le signalait au Palais pour l'étendue de ses connaissances juridiques et sa réputation de criminaliste. En 1870, il fut appelé par Gambetta, son ami d'enfance, comme directeur de Cabinet, fonction qu'il occupa jusqu'au 4 février 1871. A cette période, il rencontra Alphonse Péphau, autre familier de Gambetta, originaire du Sud-Ouest  leur amitié se poursuivit jusqu'à la fin de sa vie. Péphau fut témoin à la déclaration de son décès au Vésinet, dans sa maison de la Route du Grand-Pont, n°37, le 11 mars 1905.
Selon les volontés du défunt, il n'y eut pas de cérémonie à Paris ou au Vésinet. Le corps fut aussitôt transporté à Bourdeilles (Dordogne) berceau de la famille Chambareaud où les obsèques furent célébrées. Chaque fois qu'il le pouvait, le magistrat se rendait à Bourdeilles pour se livrer à son violon d'Ingres, l'exploration des riches gisements préhistoriques de la Dordogne. Ses collections furent léguées aux Musées de St Germain-en-Laye et de Périgueux. Une autre partie de ses collections (des lettres, des médailles, des papiers) alla au Musée Gambetta à Jardie.
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Chaminade, Cécile (1857-1944)
Pianiste et compositrice française, Cécile Chaminade prendra ses premiers cours de chant et de piano avec sa mère. Dès l'âge de 8 ans apparaissent ses premières expériences de composition. Elle aura près de 400 pièces éditées de son vivant. À côté des œuvres orchestrales, ses œuvres les plus populaires sont les pièces pour piano dont des accompagnements de mélodies. Sa musique est claire, agréable à écouter et harmonieuse avec une couleur française typique. Elle fit une carrière importante de pianiste qui la mena notamment en Angleterre et aux Etats-Unis ou bon nombre de " Clubs Chaminade" virent le jour au début du XXe siècle.
Son catalogue de compositions est très large. Non seulement, on y retrouve des œuvres symphoniques et concertantes dont le fameux Concertstück op.40 mais aussi, des œuvres de musique de chambre, 200 pièces pour piano et plus d'une centaine de mélodies.
Elle
habita de 1865 à 1925 au 41, avenue du Président-Roosevelt.
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  Champagne, Claude (1891-1965)
Joseph Arthur Adonaï Desparois, connu sous le nom de Claude Champagne, est né le 27 mai 1891 à Montréal. Dès l'âge de 10 ans, il étudie le piano et le solfège et, à 14 ans, il travaille le violon, son instrument de prédilection, avec Albert Chamberland. De 1906 à 1909, il obtient ses diplômes d'institutions privées puis, de 1910 à 1921, il enseigne le piano, le violon et d'autres instruments, il donne des cours particuliers de théorie et d'harmonie tout en approfondissant sa connaissance des instruments.
En 1918, Claude Champagne compose sa première oeuvre d'importance, le poème symphonique Hercule et Omphale. Avec l'aide d'Alfred Laliberté, qui a reconnu ses dons pour la composition, Champagne part pour Paris où il est l'élève de André Gédalge, professeur de contrepoint et de fugue au Conservatoire de Paris qui eut aussi pour élèves Ravel, Honegger, Milhaud.
Durant son séjour en France, de 1921 à 1928, Champagne réside au Vésinet. De retour à Montréal en 1928, il partage son temps entre l'enseignement, l'administration et la composition.
De 1934 à 1942, Champagne travaille pour la Commission des écoles catholiques de Montréal comme directeur de l'enseignement musical, formant le personnel enseignant des écoles primaires pour lequel il rédigera cinq solfèges. Ensuite, il devient directeur adjoint du nouveau Conservatoire de musique du Québec, dont il aura été l'un des principaux instigateurs, contribuant ainsi à la formation d'une école québécoise de composition.
Éditeur en chef du département de publication d'oeuvres canadiennes de la société BMI Canada (1949-65) et membre d'innombrables jurys d'examen et de concours, Champagne a été un musicien influent et respecté, et un grand serviteur de la musique. Il fut témoin de l'inauguration de la salle Claude Champagne de l'École Vincent d'Indy en 1964, peu de temps avant sa mort, le 21 décembre 1965 à Montréal.
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  Chivot, Henri Charles (1830-1897)
Auteur dramatique, né à Paris le 13 novembre 1830, fils de Henri Chivot et Marguerite Cornat. Clerc d'avoué à l'âge de dix-huit ans, il entra en 1852 au service de la Compagnie des Chemins de fer de Paris Lyon Méditerranée, à laquelle il restera attaché jusque vers 1880, en qualité de chef de bureau du secrétariat de la direction générale.
Sa carrière artistique débuta par une collaboration avec Marc-Michel qui l'aida à composer une trilogie de pantalons, vaudeville en un acte, joué avec succès au Palais-Royal le 18 novembre 1855. Puis il donna seul, le 14 mai 1857, aux Folies-Dramatiques, Sous un hangar, vaudeville également en un acte. Sa rencontre avec Alfred Duru, enfant des Batignolles comme lui et collaborateur occasionnel d'Eugène Labiche, en fît, selon le mot de Pierre Larousse, " le Palaprat de ce nouveau Brueys" . Dès lors, il ne cessa de travailler pour le théâtre. Les deux amis, inséparables, enchaînèrent les pièces de vaudeville qui firent les beaux soirs des Folies-Dramatiques, des Théâtres des Variétés ou du Palais-Royal.
En 1865, associé à Vernoy de St-Georges, Chivot s'essaya à l'art lyrique en proposant à Frederick von Flotow le livret d'un opéra comique en deux actes, Zilda ou la Nuit des Dupes, qui fut joué aux Bouffes Parisiens. Il récidiva quelques mois plus tard avec son compère Duru, sur une musique de Florimond Hervé (Les Chevaliers de la Table Ronde, 1866). Mais la postérité leur sera assurée quelques années plus tard avec les livrets des succès de Charles Lecocq [1832-1918] (Fleur de thé, 1868 Gandolfo, 1869 Les Cent Vierges, 1872) Edmond Audran [1842-1901] (Les Noces d'Olivette, 1879 La Mascotte, 1880 Le Grand Mogol, 1884) et bien sûr Jacques Offenbach
[1819-1880] (l'Ile de Tulipatan, 1868 La fille du Tambour-Major, 1879), ou encore Robert Planquette (Surcouf, 1887).
Après la mort d'Alfred Duru en 1889, à l'âge de soixante ans, Henri Chivot cessa d'écrire. Marié à Noémie Legrand, il habita avec elle durant une vingtaine d'années, au 57, avenue du Chemin-de-fer RG (actuellement av. Emile-Thiébaut). Il est mort au Vésinet le 18 septembre 1897 et il y est inhumé comme son fils, Charles Chivot (1866-1941) peintre et sculpteur qui lui aussi, vécut au Vésinet.
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En savoir plus  Une  lettre   Œuvres complètes de Henri ChivotLe misanthrope du Vésinet


  Clavery, Amédée (1870-1928)
Amédée Clavery est né le 15 janvier 1870, à Paris, troisième d'une famille qui comprendra neuf enfants. Ses parents, Paul, haut fonctionnaire des Affaires Etrangères, et Marie-Philiberte vinrent s'installer au Vésinet, d'abord pendant la belle saison, comme l'usage en était fréquent à l'époque, puis de manière permanente. Ils habitèrent successivement boulevard du Midi (F.-RooseveIt maintenant) 24, route de la Croix 30, rue Latérale à partir de 1881 et enfin, 24, rue du Chemin-de-Fer RD (l'actuelle avenue Gallieni). Paul Clavery fut président du Conseil paroissial et d'autres associations locales (Croix-Rouge, Secours mutuels, brancardiers...). Mme Clavery s'occupa de diverses œuvres de bienfaisance et notamment de la crèche Marie, fondée par Mme Pallu. Après ses études à Condorcet, le futur général Clavery s'engagea à 18 ans dans l'infanterie, à Rouen. Il passa quarante années sous les drapeaux, presque exclusivement en Algérie, au Maroc et dans le Sahara. La connaissance qu'il avait ainsi acquise des populations arabes et berbères, de leurs chefs, de leur langue et de leurs mœurs, comme de la situation politique et militaire de ces contrées, conduisit les autorités à lui confier en 1926 la responsabilité du vaste territoire sur lequel il devait trouver la mort.
Pendant deux ans (novembre 1916 - avril 1919), il se distingua au front, notamment devant Verdun et sa promotion, en 1917, comme officier de la Légion d'honneur est ainsi justifiée: " officier supérieur très distingué. Le 16 décembre 1916 (Verdun), a conduit les opérations de première ligne du régiment avec une rare compétence provoquant, par une série de mesures judicieusement prises, la chute de plusieurs centres de résistance ennemie (Douaumont)" . Il fut d'ailleurs blessé à Douaumont. En 1920, il reçut la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.
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Clouzot, Marianne (1908 - 2007)
Marianne Clouzot est née le 6 août 1908 au Vésinet, dans une vaste villa louée par sa grand'mère au 1, boulevard Carnot.
A 10 ans, elle vend ses premiers dessins. Son père, célèbre critique d'art, l'encourage et lui enseigne la technique de l'aquarelle.
Peintre à ses débuts, elle pratique aussi la céramique d'art religieux avec Paul Pouchol. Exposant aux Salons d'Automne, des Décorateurs Indépendants et de l'Imagerie, elle a illustré de nombreux ouvrages parmis lesquels Clara d'Ellébeuse, Almaïde d'Etremont et Pomme d'Anis, Jean de Noarrieu, de Francis Jammes, Sylvie, de Gérard de Nerval, Le Blé en herbe, de Colette, Les Métamorphoses, d'Ovide elle a publié un album de douze eaux-fortes: Jeunesse, avec un avant-propos de Gérard d'Houville ainsi que de nombreux livres pour les enfants (85 volumes seront illustrés de 1950 à 1979). Elle a aussi illustré et édité elle-même Le Cantique des Cantiques, La Jeune Parque de Paul Valéry, L'Hypocrite sacré de Gabriel Audisio, Notes algériennes de Colette, Elégies et sonnets de Louise Labé.
De 1935 à 1960, elle collabore avec le couturier Jacques Heim pour qui elle dessinera notamment des décors de tissus.
De 1969 à 1972 Marianne Clouzot anime des émissions pour l'ORTF avant de revenir aux arts plastiques. Découvrant tardivement l'art non figuratif, elle se passionne alors pour les collages abstraits en papier de couleurs ou des maquettes d'oiseaux et de sirènes en métal découpé. En 1983 elle a été promue Chevalier des Arts et Lettres.
Elle est décédée le 23 juillet 2007, lors d'un séjour en Touraine.
...En savoir plus  : Biographie  Cantique des Cantiques


  Comerre, Léon (1850-1916)
Léon François Comerre naquit à Trélon, Nord le 10 octobre 1850. Il poursuivit des études artistiques brillantes à Lille, avec entre autre Alphonse Colas comme professeur. A Paris, en 1868, il entra dans l'atelier de Cabanel, puis se fit admettre à l'Ecole des Beaux-Arts. Peintre académique par excellence, il obtint de nombreuses récompenses. Il séjourna en Belgique, en Hollande et en Grande Bretagne. Grand prix de Rome en 1875, il travailla en l'Italie de 1876 à 1879.
Peintre des scènes d'histoire ou de légendes et portraitiste réputé, iI se caractérise par un dessin correct et soigné, académique, un coloris sombre et une touche délicate. Exposant régulièrement au Salon, il y reçut plusieurs récompenses (Cassandre, 1875 Samson et Dalila, 1881).
Portraitiste de renom, il se fit aussi une spécialité d'oeuvres monumentales, recevant plusieurs commandes officielles, pour la mairie du IVe arrondissement de Paris (1886), le théatre de l'Odéon, la Préfecture du Rhône. Sans oublier de nombreuses récompenses aux expositions étrangères, notamment des médailles à Philadelphie en 1876, à Sydney en 1879, à Melbourne en 1880, à l'Exposition universelle d'Anvers, en 1881.
En 1883, Léon Comerre découvre le Vésinet. Il y vient chaque semaine, aménageant un vieux bâtiment de ferme, construisant des écuries pour ses chevaux Pierrot et Etoile (les noms de deux de ses principales oeuvres), ainsi qu'un atelier immense au fond d'un grand jardin, au 38, avenue Horace-Vernet. Tout en gardant son atelier de Paris, rue Ampère, iI travaille au Vésinet, amenant ses modèles, puis s'y installe en famille, s'intéressant à la ville naissante, dont il sera Conseiller municipal de 1904 à 1908. Il fonde à Paris la Coopérative des Artistes et meurt en 1916 laissant une œuvre importante. Il était officier de la légion d'honneur.
...En savoir plus  : BiographiePierrotEtoileBiographie (album Mariani)


Contamin, Victor (1840-1893)
Victor Contamin nait à Paris (3e) le 11 juin 1840. Elève de l'École Centrale des Arts & Manufactures (1857-1860) il en sort second. Après une première expérience professionnelle en Espagne, il intègre la Société des Chemins de Fer du Nord où, rattaché au département responsable des voies, il sera successivement promu inspecteur, ingénieur (1876) puis ingénieur principal (1890). Simultanément, il enseigne la mécanique appliquée à l'École Centrale de 1865 à 1873. En 1874, il publie un Cours de Résistance Appliquée qui fera autorité et il devient titulaire de la chaire de Résistance Appliquée de l'Ecole Centrale jusqu'en 1891.
Comme expert reconnu en matière de résistance des matériaux, Contamin est désigné responsable, à partir de 1886, du contrôle de toutes les structures métalliques de l'Exposition Universelle de 1889. Il étudie tous les plans, tous les projets en termes d'exigences de résistance pour les bâtiments. Il est également en charge de la réception des matériaux, des essais de résistance et du suivi de la construction des structures de fer. Son approbation de la qualité des matériaux, de la production de l'atelier et du travail sur place sont nécessaires à la libération des fonds publics. Rôle peu connu du public, Contamin et son équipe ont vérifié tous les calculs et toutes les installations métalliques, y compris les 300 mètres de la tour de Gustave Eiffel ou encore la Galerie des Machines de
Ferdinand Dutert.
Contamin est aussi l'un des pionniers de l'utilisation du béton armé, dans l'édification entre 1894 à 1897 par Anatole de Baudot de l'église Saint-Jean-de-Montmartre à Paris, dont il avait contribué à la conception.
Victor Contamin est mort dans sa résidence d'été du Vésinet, 31 route du Grand Lac, le 23 juin 1893, à peine âgé de cinquante trois ans. Il était officier de la légion d'honneur. Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise.
...En savoir plus  : Eloge  funèbre


Corvisart, Scipion (1790-1866)
Scipion Charles Louis Corvisart est né le 20 octobre 1790 à Dixmont dans l'Yonne, fils de Louis Honoré, avocat au parlement et Edmée Boursier son épouse. En mars 1804, il entre aux Pages (de la future Maison de l'Empereur) grâce à la recommandation de son oncle Jean-Nicolas Corvisart, médécin personnel de Napoléon Bonaparte mais aussi un des cliniciens les plus réputés de son temps, professeur au Collège de France, membre de l'Institut.
En 1808, Scipion rejoint comme sous-lieutenant le 2e régiment de Carabiniers puis l'année suivante, comme lieutenant, le 1er Cuirassiers avec lequel il fait la campagne d'Autriche. Il est blessé à Wagram le 6 juillet 1809. Capitaine au 3e Cuirassiers en 1812, il fait la campagne de Russie comme aide de camp du général Excelmans et reçoit la légion d'honneur. Puis, avec le 12e Cuirassiers, il participe aux Campagnes de Saxe (1813) et de France (1814) comme Chef d'Escadron.
Fait officier de la légion d'honneur le 15 février 1815 par le roi Louis XVIII (deux semaines avant le retour de Napoléon), il participe à la campagne de Belgique. Licencié avec l'Armée de la Loire en septembre 1815, il est mis en «  demi-solde  ». En 1820, il épouse Joséphine Marguerite Aynard. Au décès de son oncle Jean-Nicolas dont par sa tendresse il adoucit les amertumes de ses dernières années, et qui a fait de lui son fils adoptif, il reçoit l'héritage et le titre de baron décerné par l'Empereur à son médecin. Il vit de ses rentes et collectionne les tableaux modernes.
Très affecté par la mort de sa femme à Paris en 1852, le baron Corvisart se retire dans ses terres en province. A sa mort, le 10 décembre 1866, l'Industriel de St-Germain qui lui rend hommage, nous apprend que «  depuis la création du Vésinet, le baron Corvisart venait y passer tous les étés en villégiature comme hôte et protecteur affectueux d'une famille d'anciens serviteurs dévoués [Agnan et Ernestine Grenier], qu'il voyait avec plaisir et intérêt prospérer dans un fort bel établissement bien connu sur la place du village, et auquel il leur avait permis de donner le nom historique de Pavillon Corvisart  » (1, place du Marché). Le vieil homme est décrit comme «  des plus aimables, d'une instruction réelle, intéressant causeur, affable avec tous, et ayant toujours un mot agréable ou affectueux à dire à ceux qui l'approchaient  ».
Après sa mort sans descendance, le titre de baron Corvisart sera reversé (décret du 1er juin 1867) à un lointain cousin, Lucien Corvisart, devenu par un curieux hasard, médecin ordinaire de Napoléon III qu'il suivra en exil.
...En savoir plus  : Généalogie des Corvisart


Cotelle-Clère, Marie-Josèphe (1914-2005)
Née à Caen, le 19 mars 1914, Marie-Josèphe Clère, manifeste très tôt une aptitude pour les arts plastiques, encouragée par sa grand'mère. Mais sans doute à cause de son père, colonel, hostile à la voir s'engager dans cette voie, elle n'entame une carrière artistique que tardivement. Elle suit les cours de l'école des Beaux-Arts de Besançon en 1942-43 où elle obtient le prix de modelage et de sculpture. Elève de Grange, elle se définit elle-même comme guidée par le «  désir de faire vivre  » … « de créer sans souci des modes, des tendances et de l'opinion ». En 1948, elle obtient la médaille de bronze du Salon des Artistes français pour un buste du Général Leclerc, fort prisé du public et du Président Auriol. Autres œuvres marquantes  : une tête de Victoire, un Génie, l'Ecce Homo (crypte du Sacré-Cœur de Montmartre), un Charles de Foucauld qui dégage force et profonde spiritualité, un buste de Rodin (Orléans), de Paul Fort (Meaux), de Jean-Paul II (Nonciature de Paris). Marie-Josèphe Cotelle-Clère est également l'auteur d'un bas-relief, Notre Dame des flots à Mers-les-Bains et de la reproduction du Suaire de Turin (Eglise de Criel).
Très attachée à transmettre le goût du Beau et de l'enthousiasme, elle sera pendant vingt ans, de 1981 à 2001, présidente du Salon de l'Ecole Française, pour «  défendre avec constance une forme classique de l'art et de promouvoir les œuvres de jeunes artistes  ».
Elle a résidé longtemps à Chatou, avenue Foch. Elle y a sculpté le monument dédié aux 27 martyrs, situé dans les jardins de l'Hôtel de Ville ainsi que le groupe de jeunes danseuses à l'entrée de l'école Victor Hugo ou encore le chemin de Croix de la nouvelle église Sainte-Thérèse. Au musée Fournaise, on peut voir le buste en terre cuite d'Auguste Renoir qu'elle admirait. Elle a aussi exposé souvent à la Chapelle St Léonard de Croissy.
Au Vésinet, où elle acheta, en 1972, le vaste atelier occupé jadis par Léon Comerre, au 38 avenue Horace-Vernet, elle travailla plus de 30 ans. On notera qu'elle avait restauré les têtes vandalisées des trois sirènes de Gémignani, dans l'Ile des Ibis. Elle est décédée le 12 janvier 2005.
...En savoir plus  : Les ateliers de Mme Cotelle-Clère


Courvoisier, Charles (1876-1933)
Charles Courvoisier est né le 6 aout 1876 à Fleurier, Canton de Neuchatel, en Suisse. Il est le fils de Jean Courvoisier (1843-1890) & Charlotte Berthoud (1847-1918) héritière de la Banque du même nom. Neveu d' Edouard Berthoud qui dirige alors l'affaire familiale, il accède avec son frère Jean-Louis (1874-1947) aux commandes de la banque Berthoud qui devient ainsi, en 1910, la banque Courvoisier-Berthoud. Il a épousé une arrière cousine, Jeanne Berthoud (Son arrière-arrière-grand-père est aussi l'arrière-grand-père de sa femme).
Au début du XXe siècle, Jean-Louis et Charles Courvoisier deviennent fidèles villégiateurs du Vésinet. Ils occupent diverses villas avant de se fixer au 5 avenue du Belloy vers 1910 où Charles résidera régulièrement et où une de ses filles verra le jour.
Charles fut aussi président de la Société helvétique de bienfaisance, trésorier général de la Cité des Fleurs à Neuilly, et à l'origine de diverses actions philanthropiques.
Il est mort à Neuchatel le 9 mars 1933.
...En savoir plus : Les origines de la Banque Courvoisier Berthoud & Cie


Couverchel, Alfred (1834-1867)
Né le 27 janvier 1834 à Marseille-en-Beauvaisis dans l'Oise, Alfred est le dernier fils de Georges Couverchel et Joséphine Villard. Il fut l'élève de Horace Vernet à Paris, puis de l'Ecole des Beaux-Arts. Au cours de voyages en Afrique et en Orient, il trouve l'inspiration de scènes de bataille et de compositions équestres qui plaisent à l'Empereur qui lui en achètera plusieurs pour les palais impériaux ou des bâtiments publics.
En 1863, Alfred Couverchel, jeune artiste à la mode, acquiert un lot au Vésinet, au 33, avenue de la Princesse, et s'empresse d'y faire édifier une grande maison et un atelier à la mesure de ses toiles monumentales. Il y installe ses parents et plusieurs membres de sa famille et y organise des fêtes somptueuses pour célébrer ses succès. Avec sa sœur, Claire, il offre des oeuvres d'inspiration religieuse à Sainte Marguerite du Vésinet lors de sa consécration en 1865 et à l'Eglise de St Germain. Il meurt subitement, le 1er septembre 1867 au Vésinet (Commune de Chatou). Sa jeune renommée ne survivra pas à l'Empire.
...En savoir plus  : Biographie Les toiles de Sainte Marguerite


 De Gaulle, Charles (1890-1970)
C'est à l'Ermitage du Palais Rose, alors la propriété de M. Scrive, que séjourna, du 12 au 15 mai 1940, le Colonel de Gaulle, le poste de commandement de la 4e Division Cuirassée (en formation) ayant été fixé au Vésinet, 34, boulevard Carnot, dans la villa La Gouvrière. Dans ses Mémoires de Guerre, il écrit : " ...Le 11 mai, je reçois l'ordre de prendre le commandement de la 4e Division cuirassée, qui, d'ailleurs, n'existe pas, mais dont les éléments, venus de points très éloignés, seront mis, peu à peu, à ma disposition. Du Vésinet, où est d'abord fixé mon poste, je suis appelé, le 15 mai, au Grand Quartier Général pour y recevoir ma mission". Le jour même, il ordonne le transfert de son PC à Bruyères, près de Laon.
De Gaulle connaissait probablement déjà Le Vésinet. Dans ses Notes et Carnets, à la date du 23 décembre 1918, on peut lire, dans une lettre du capitaine de Gaulle à son père, qu'il compte rendre visite, l'après-midi même, à son frère Xavier hospitalisé à l'Hôpital Temporaire n°64, au Vésinet.
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  De Noter, David (1818-1892)
David Emile Joseph De Noter est né le 26 juin 1818, à Gand, en Flandre alors intégrée au Royaume des Pays-Bas. Il appartient à une famille de peintres. Petit-fils de Pierre François De Noter (professeur d'architecture et de perspective à l'Académie des Beaux-Arts de Malines), fils de Jean-Baptiste De Noter (peintre d'aquarelles ainsi que de toiles à l'huile). Son oncle Pierre-François le Jeune était peintre de vues à l'italienne, ses deux cousines, Anne-Marie et Joséphine, peintres de fleurs et un de ses cousins, Auguste-Hermann peignait des paysages et des animaux.
En 1831, à 13 ans, David devient l'élève de Van Der Elst puis il entre à l'Académie Malinoise des Beaux-Arts. Il y remporte divers premiers prix. Dès ses vingt ans il expose au salon de Bruxelles L'atelier de Snyders, ce qui lui vaut un Grand Prix. Ce tableau est aujourd'hui au Musée de Malines. A partir de 1834 on trouve son nom dans les catalogues.
En 1842 il fait partie du petit nombre de peintres qui se voient accorder par le gouvernement belge un encouragement particulier. En 1845 il reçoit une médaille d'or.
En 1851, David reçoit la visite du souverain Portugais qui le fera Chevalier de l'Ordre du Christ. En 1854 lors de l'exposition nationale à Bruxelles il obtient une médaille d'or et participe au Salon de Paris (1853, 1854, 1855 et 1864) ainsi qu'à l'exposition historique de l'Art Belge (de 1830 à 1880). David ne peint pas seulement à l'huile et à l'eau, il est aussi connu comme peintre de pastel, lithographe et graveur sur bois.
Marié à Gand le 25 novembre 1845 avec Clémence Wauters, dont il aura 7 enfants, David quitte la Belgique en 1864 pour s'installer à Paris chez le peintre Jules A. Goupil (1839-1883) tandis qu'il fait construire au Vésinet, Commune de Chatou, boulevard de ceinture, rive droite (à côté de Wood Cottage) une «  maison de campagne avec donjon, parc, jardin d'agrément, grands arbres, massifs, pelouses, etc. sur 7330  m²  » où il vit jusqu'en 1868. Cette année-là, David de Noter perd un de ses fils, Henri-Louis David, âgé de 19  ans, victime d'un accident de chasse. Très affecté, David quitte alors la France pour l'Algérie, où il se fixe définitivement avec sa famille, à Belcourt campagne Carrus, commune de Mustapha où il demeurera jusqu'en 1878. Naturalisé Français, par décret du 10 avril 1877, il réside ensuite près de Marengo, à l'Oued Nador puis sur la commune de Cherchell.
Après ses peintures d'influence Flamande, il change de style pour peindre des vues d'extérieur, comme Villa Mahieddine, Dans la Casbah d'Alger, Raisins de Kabylie, Cour de maison Mauresque, Café Maure, rue d'Alger. Vers 1872, il fait paraitre L'Algérie Synoptique Illustrée, avec des gravures et dessins illustrant les textes rédigés par des écrivains érudits.
David de Noter décède à Saint-Eugène-Bologhine (Alger) le 21 janvier 1892.
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  De Vlaminck, Maurice (1876-1958)
Il est né à Paris le 4 avril 1876. Ses parents, musiciens, s'installent au Vésinet, dans la maison de la grand-mère Madame Rimbaud, achetée avant la guerre de 1870, 4, avenue du Chemin de fer rive droite [aujourd'hui 27, avenue du Général de Gaulle]. A la mort de la grand-mère, en 1892, la maison est vendue et les parents de Vlaminck s'installent alors chez le peintre Jules Robichon 35, rue Jean-Laurent où Maurice s'initie à la peinture. Mais il quitte ses parents pour s'installer à Chatou. Il épouse Suzanne Berly en 1894. Il entame une carrière de coureur cycliste rapidement interrompue par la maladie en 1896. Pour gagner sa vie, il devient alors musicien et joue du violon dans les cafés. C'est au cours d'une permission durant son service militaire qu'il rencontre André Derain (juin 1900) dont l'atelier est à Chatou. De cette rencontre naîtra l'Ecole de Chatou et plus tard, le Fauvisme.
En 1904, il rencontre Apollinaire, qu'il découvre et se passionne pour l'art nègre dont il constitue une collection et qu'il expose pour la première fois. L'année suivante, il parvient à exposer huit tableaux au Salon d'Automne, lequel sera baptisé par la critique le salon des " Fauves" .
Les années qui passent atténuent chez Vlaminck l'appétit de vivre. L'originalité de sa technique expressionniste s'en ressent, et progressivement, il revient à des formes plus traditionnelles et moins lyriques. Le mot d'Apollinaire, qui évoque son " sens flamand de la joie" , ajoutant que " sa peinture est une kermesse" , est devenu caduc. L'après-guerre est pour lui une période de création plus dramatique  : ses couleurs elles-mêmes s'attristent (
Route sous la neige à Chaudais, 1925)  le " fauve" vire au beige, à l'ocre, au vert  de nombreuses toiles, conventionnelles, sont plus proches des " chromos" académiques que de la première manière. Vlaminck n'aura connu l'inspiration que pendant une période assez brève d'une quinzaine d'années.
Il meurt à Rueil-la-Gardelière, Eure-et-Loir en 1958.
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Société d'Histoire du Vésinet, 2002-2015 — www.histoire-vesinet.org